Déforestation : quand l'Union européenne manque une occasion

La Tribune de Genève a publié aujourd’hui une chronique de Matthieu Stigler, professeur à la Faculté GSEM de l’Université de Genève et membre de l’ISE. Dans cette chronique Matthieu Stigler relève qu’au moment de tirer le bilan environnemental de l’année 2025, deux revers s’imposent particulièrement : les résultats décevants de la COP30, qui n’a débouché que sur des engagements timides, et le deuxième report de la loi sur la déforestation de l’Union européenne, entériné fin 2025.
Cette législation ambitieuse visait à réduire l’empreinte globale de l’Europe en garantissant qu’aucun produit entrant sur le marché européen ne provienne de terres récemment déboisées. Or lutter contre la déforestation constitue un levier essentiel face au dérèglement climatique. Les forêts jouent un rôle crucial d’absorption du carbone et leur destruction, en plus de perturber des écosystèmes indispensables, contribue directement à l’augmentation des émissions mondiales.
Le report de la loi sur la déforestation révèle un paradoxe profond, note Matthieu Stigler : en effet comment espérer réduire la déforestation à l’échelle mondiale si, même en Europe, les outils et les politiques censés diminuer notre propre empreinte tardent à se concrétiser ? Dans un contexte politique mondial de plus en plus hostile à l’action environnementale, l’Europe a manqué une occasion essentielle de montrer l’exemple et d’affirmer son rôle dans la lutte climatique.
Pour en savoir plus, vous pouvez lire la chronique de Matthieu Stigler publiée le 23 janvier 2026 dans la Tribune de Genève.