"Le Temps" : un article sur l'essor des énergies renouvelables aux USA

Les États-Unis sont une puissance énergétique de premier plan. Les premiers producteurs de pétrole et les principaux exportateurs de gaz. Sous Donald Trump, qui ne manque pas une occasion d’évoquer son aversion pour l’éolien, les hydrocarbures sont rois. Les tankers et les méthaniers (qui acheminent du GNL, du gaz liquéfié) quittent les ports du golfe du Mexique à un rythme jamais vu dans l’histoire de ce pays. Le climat, qui figurait parmi les priorités de l’administration Biden, semble relégué aux oubliettes.
Et pourtant, sur le marché intérieur américain, les énergies renouvelables et le tout électrique sont en plein essor. Une brève note de l’Agence d’information sur l’énergie (EIA), du Département de l’énergie des États-Unis, l’a rappelé en fin de semaine dernière : en 2026, la première puissance mondiale prévoit d’ajouter 86 gigawatts (GW) de capacité de production d’électricité aux réseaux électriques. Un record qui doit être établi surtout avec du photovoltaïque, des batteries et de l’éolien. L’Amérique du Nord reste toutefois accro aux énergies fossiles.
Pour comprendre ce boom, le journal Le Temps a interviewé Elliot Romano, spécialiste des questions de gestion des systèmes électriques à l’Université de Genève. Elliot Romano estime que "les États-Unis ont tout intérêt à investir également dans les énergies renouvelables, à la fois pour rester compétitifs industriellement face à la Chine et aussi pour développer leur propre base manufacturière dans les technologies bas carbone". Il ajoute que ces technologies permettent de produire de l’électricité à des coûts intéressants pour les exploitants, toujours plus nombreux, de centres de données numériques.
Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’article qui a été publié le 25 février 2026 dans Le Temps (accès pour les personnes abonnées).