Une interview sur le lien entre politique climatique et justice sociale

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Symbole d’injustice climatique, les jets privés illustrent l’exigence d’une transition où les plus gros émetteurs participent aussi à l’effort. Mais les signes d’un recul politique mondial sur l’écologie se multiplient. Cette problématique a été abordée récemment dans une interview de Kari De Pryck, enseignante-chercheuse à l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université de Genève.

Kari De Pryck souligne qu’on observe actuellement un recul des questions environnementales. Le désintérêt pour le climat s’explique par plusieurs facteurs, qui font que les discours sur la transition énergétique peinent à s’imposer. Cependant, les impacts du changement climatique sont déjà visibles avec des incendies, des inondations et autres conséquences, ce qui maintient l’intérêt public.

Pour Kari De Pryck, la politique climatique nécessite une action collective de long terme. Si on veut garder la question à l’agenda, chacun a un rôle à jouer : citoyens, chercheurs, journalistes, responsables politiques. La clé, c’est la justice sociale : certaines classes sociales émettent beaucoup plus que d’autres. On ne convaincra le public que si les plus gros émetteurs participent.

L’interview de Kari De Pryck a été publiée le 16 janvier 2026 dans La Liberté et le 18 janvier dans Le Courrier (accès en ligne pour les personnes abonnées).
 

21 janv. 2026

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