Projets de recherche

MatéRhône - Matériaux de construction dans l'axe rhodanien : extraction, circulations, recyclage

La carrière du Salève. ©A. Choplin

Le paysage de l'arc rhodanien est fortement et historiquement marqué par l’industrie de la construction. Se côtoient aujourd’hui carrières, dragage industriel, unités de production de ciment, dépôts de gravats et instituts de recherche de pointe sur le sujet des matériaux de construction. Cette industrie, fleuron de l'économie locale, interroge cependant quant à son impact environnemental très important. L'arc rhodanien est également marqué par d’importantes agglomérations, qui connaissent des transformations liées au changement climatique et à l’artificialisation des sols, et donc en partie au béton.

L’arc rhodanien constitue donc un espace à la pointe des questions d’extraction, de développement urbain et industriel, et de leurs impacts environnementaux. L'étude du secteur de la construction, souvent cantonnée au niveau national, ne permet cependant pas de faire apparaître les défis transfrontaliers de l’intégration industrielle et de la gestion des déchets. Le projet MatéRhône a ainsi pour objectif d’analyser l’extraction, la circulation et le recyclage des matériaux de construction en réunissant des chercheurs et membres de la société civile qui s'interrogent sur les impacts sociaux, économiques et environnementaux de cette filière de part et d’autre de la frontière franco-suisse.

 

Objectifs

Le projet MatéRhône a pour objectifs de :

  1. Mettre en réseau des chercheurs de nationalités et de disciplines différentes sur les questions de l’extractivisme, de la fabrique urbaine, du métabolisme urbain sur le territoire frontalier ; et de participer à la formation de jeunes chercheurs (workshops, communications au colloque).
  2. Mettre en contact les acteurs universitaires, industriels et de la société civile grâce au colloque et aux soirées publiques organisées à Lyon et à Genève. Ces événements permettront de solliciter la participation d’autres collègues (ETH Zürich, EPF Lausanne, Programme des Nations Unies pour l’Environnement – UNEP, Société des Ingénieurs et architectes, Fondation Braillard à Genève). En France, le projet sera mené en lien avec l’École Urbaine de Lyon, notamment le studio Jeunes Chercheurs Métabolismes.
  3. Valoriser les résultats d’enquête via un travail cartographique, notamment grâce au travail sur la base de données MiningIntelligence dont l’accès a été attribué à Dr Hélène Blaszkiewicz.
  4. Mettre en valeur les contacts établis entre chercheurs grâce à des publications internationales et le dépôt de candidature à des projets scientifiques de plus long terme (ANR-FNS franco-suisse, projet Sinergia). Nous envisageons d'élargir les questions posées par le projet à d'autres espaces et de proposer une comparaison Europe / Afrique / Asie.
  5. Participer aux Assises européennes de la transition écologique à Genève (janvier 2022), et valoriser ainsi le travail d’étudiants de master recrutés sur le projet.