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Projet responsable

Fiche de Projet
Réalisé par : Michelle Bergadaà
Contact : Michelle.Bergadaa@unige.ch
Cours : Management de Projets Responsables
Cursus : Bachelor
Nombre d'étudiant-es : 50 - 100
Innovations utilisées :
Faire gérer un projet
Problématique :
Faire créer
Faculté : GSEM
Description du Projet
Situation de départ

La raison initiale qui a incité l’équipe enseignante à créer ce cours fut le constat du décalage entre les enseignements universitaires traditionnels (de gestion) et la réalité du marché de l’emploi. En effet, d’après une enquête Universum réalisée auprès d’un million d’étudiant-es dans 54 pays : 7,8% des jeunes veulent créer leur entreprise. Selon une autre étude, plus d’un quart des diplômé-es universitaires en management auraient créé leurs propres entreprises alors que l’enseignement universitaire est souvent critiqué pour son faible apport en matière de compétences professionnelles. De plus, l’enseignement universitaire est cloisonné par disciplines et souvent les étudiant-es peinent à faire le lien entre les différents cours et leur application dans des projets de vie réelle.

La 2e raison est que les étudiant-es œuvreront en 2030 dans des métiers qui n’existent pas encore. Ainsi il est impératif d’axer l’apprentissage des étudiant-es sur des compétences transférables et des connaissances avec un haut niveau de généralisation. Il faut donc les former aux fondamentaux (Écoles de pensée) tout en leur procurant une grande agilité conceptuelle et pragmatique. Dans cette perspective, l’équipe enseignante les incite à l’innovation managériale dans la mise en œuvre de leur projet, les poussant ainsi à oser franchir les frontières intellectuelles des différents domaines. L’objectif est de les autonomiser aussi bien au niveau de l’action qu’à celui de la réflexion.

La 3e raison est que la plupart des étudiant-es sont maintenant des « digital natives ». Ce cours leur permet de développer leur intuition en matière de communication et stratégie, d’exploiter au mieux leur potentiel dès leur formation universitaire et de maîtriser tous les outils Web pertinents au projet disponibles à ce jour. L’objectif est ici de les renforcer dans leurs compétences tout en leur faisant expérimenter les nouveaux développements d’outils digitaux.

La 4e raison relève d’une évidence humaine : les étudiant-es ont un grand potentiel de créativité et de générosité. Plusieurs d’entre eux/elles veulent s’impliquer dans l’évolution du monde. Ils/elles se considèrent comme « responsables ». Se devant de répondre à ce nouveau besoin, l’équipe enseignante s’est fixé comme objectif de leur offrir une formation et un terrain de fertilisation de tout leur potentiel.

L’ultime raison est la plus-value à la responsabilité sociale puisque les actions menées ces 5 dernières années permettent aujourd’hui de soutenir des projets d’éducation durable dans certains pays en voie de développement.  


Mise en place et déroulement du projet

Méthode d’apprentissage multicompétences en relation avec des domaines de project management, brand management, « digital marketing » et la pensée critique, la sociologie, la psychologie et le marketing direct.

Les étudiant-es acquièrent de véritables compétences d’entrepreneurs/euses. Cet ancrage se produit par leur création d’ONG et par la conduite des actions permettant de lever des fonds pour soutenir un projet d’éducation durable en collaboration avec différentes ONG de la scène genevoise. Le choix de la cause, la définition de leur identité de marque, les méthodes de levées de fonds, la mise en place des événements sont le fait des étudiant-es. 

Une vingtaine d’étudiant-es participent aux deux semestres d’enseignement (chaque semestre validant 3 crédits). Au semestre d’automne, dès le premier jour de cours, les étudiant-es forment des équipes de 4-5 membres en vue de récolter des fonds pour des projets d’ONG œuvrant dans le secteur de l’éducation dans les pays en développement. Tout au long du semestre, les méthodes apprises en cours sont appliquées à leur projet. Celles-ci constituent le sujet du dossier final à rendre en janvier. Chaque groupe réalise en fin de semestre un exposé oral devant un jury de professionnel-les. La qualité de leur dossier, de leur présentation publique et la capacité des étudiant-es à défendre leurs analyses et leurs conclusions face aux critiques constructives du jury servent de base de notation. Au semestre de printemps, les étudiant-es alors « autonomisé-es » font vivre leur projet dans la cité. Le cours se présente comme un ensemble de contrats à réaliser pour démontrer de l’autonomie croissante du groupe. Chaque groupe réalise sous la supervision d’un coach, haut dirigeant en entreprise, deux présentations devant des publics ciblés (fondation, comité d’entreprise, etc.) et conduit aussi d’autres actions complémentaires. L’évaluation de ce second semestre est basée sur un dossier récapitulant le descriptif des actions réalisées attestées par des photos des événements. Leur capacité à tirer des enseignements de leurs actions menées et de se remettre en question est également valorisée.


Retour et conseils sur la mise en place d'un tel projet

Au cours d’un projet, les étudiant-es évoluent, cette découverte de la personnalité des groupes est passionnante. Cet apprentissage par projet permet également à chaque enseignant-e de se révéler et d’apporter sa valeur ajoutée dans le suivi des étudiant-es.


Avis des étudiant-es

« On s’attendait à du cours magistral, de la prise de notes, de la théorie, de la théorie et enfin : de la théorie. Mais en fait, rien ne s’est déroulé comme prévu ! L’enseignant nous fit part de sa volonté de « briser » cette routine d’enseignement en conjuguant à la fois théorie et surtout mise en pratique avec un travail de terrain. Et oui il fallait partir sur le terrain pour nous, les habitués des bancs et de l’amphi ! »

« Quand on est étudiant, on n’a pas forcément le temps ou l’occasion de se confronter au monde du réel. Et force est de constater que de nos jours nous n’y sommes pas spécialement poussés dans notre cursus. Or, quel moment plus propice que celui des études pour découvrir que ce que l’on apprend peut aussi être mis au service d’une cause altruiste ! »

« La mise pratique aide énormément à comprendre le cours théorique. On apprend plein de compétences en dehors des exigences formelles du cours. C’est des choses que l’on n’apprend pas si on ne le fait pas. »

Fichiers multimédias annexes
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