30 octobre 2025 - UNIGE

 

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Sport d’élite: des tests de féminité qui rassurent sans rien résoudre

 

 

Introduits dans le monde du sport professionnel dans les années 1960, puis abandonnés en 1999, les tests de féminité font leur grand retour. Les fédérations sportives sont de plus en plus nombreuses à imposer ce dépistage aux athlètes avant de les autoriser à concourir dans les épreuves féminines. Pour cela, elles s’appuient sur la détection du gène SRY, situé sur le chromosome masculin. Une aberration pour de nombreux scientifiques, dont Serge Nef, professeur au Département de médecine génétique et développement (Faculté de médecine). Interrogé à ce sujet par la RTS, il indique que le changement de sexe est un processus qui prend une vingtaine d'années. «SRY intervient uniquement dans le développement fœtal pour le développement testiculaire, précise le généticien. Or il y a de nombreux autres attributs du sexe, comme le sexe gonadique, les organes génitaux internes et externes, le développement musculaire, la puberté. Qui plus est, il peut y avoir des développements sexuels intermédiaires ou atypiques, ce qui est problématique lorsque l’on entend classer les individus dans deux catégories exclusives.»

 

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