Le Professeur Soldati, du Département de biochimie, a été désigné lauréat 2026 du Prix de la Fondation Egon Naef pour la recherche in vitro (FENRIV). Cette distinction récompense des travaux innovants durant toute sa carrière visant à développer des méthodes alternatives à l’expérimentation animale.

Le professeur Soldati reçoit le Prix de la Fondation Egon Naef pour la recherche in vitro

Le Professeur Soldati, du Département de biochimie, a été désigné lauréat 2026 du Prix de la Fondation Egon Naef pour la recherche in vitro (FENRIV). Cette distinction récompense des travaux innovants durant toute sa carrière visant à développer des méthodes alternatives à l’expérimentation animale.

Le professeur Soldati a obtenu en 1990 son doctorat à l’ETH Zurich pour son travail sur la cytoarchitecture des cellules musculaires sous la direction du Professeur Jean-Claude Perriard. En 1991, il a rejoint l’Université de Stanford (USA) pour un postdoctorat consacré au rôle des Rab GTPases dans le trafic membranaire endosomal avec la Professeure Suzanne Pfeffer. En 1995, il a commencé ses recherches indépendantes à l’Institut Max Planck de Heidelberg (Allemagne), où il a étudié les mécanismes cellulaires et moléculaires de l’endocytose et de la phagocytose. Après avoir été nommé lecturer à l’Imperial College London en 2001, il a finalement intégré en 2004 le Département de biochimie de l’Université de Genève où il installe son laboratoire de recherche. Il est nommé professeur associé en 2012 au sein de ce même Département.

Ses recherches actuelles visent à comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires qui sous-tendent l’immunité cellulaire autonome contre les bactéries pathogènes. Pour cela, son équipe utilise un organisme hôte modèle Dictyostelium discoideum. Cette amibe est utilisée comme un système génétiquement et biochimiquement manipulable, exempt de contraintes éthiques. Ce modèle permet d’étudier les interactions hôte-pathogène notament l’infection par une mycobactérie parente de celle qui est responsable de la tuberculose humaine. Ce modèle a démontré être particulièrement efficace et prédictif concernant les mécanismes de  la réparation des membranes et de restriction de l’infection intracellulaire par xénophagie. Ce modèle représente aussi une plateforme exceptionnelle pour effectuer des criblages afin d’identifier des composés anti-infectieux qui pourraient un jour contribuer à la lutte contre la tuberculose. Ces travaux contribuent donc activement à la mise en œuvre des principes des 3R (Remplacer, Réduire, Raffiner), ce qui a déjà conduit à l’attribution du Prix 3R de l’Université de Genève en 2019

Créée en 1998 à Genève, la Fondation Egon Naef soutient les approches expérimentales innovantes qui limitent la vivisection et favorisent des alternatives à l’expérimentation animale éthiques et scientifiquement robustes. Le prix met en lumière l’impact des recherches primées sur la réduction du nombre d’animaux utilisés et de leur souffrance.

La cérémonie de remise du prix aura lieu le 31 janvier à Genève, en présence des membres de la Fondation, de la communauté scientifique et des partenaires institutionnels.

En 2019, lors de l'attribution du prix 3R, le professeur Soldati présentait sa recherche permettant de réduire l'expérimentation animale en utilisant des amibes. 

25 janv. 2026

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