Safe Uni : Pour une université bienveillante
À l’UNIGE, la question est simple : se sentir en sécurité, respecté-e et écouté-e dans ses études, ce n’est pas négociable. C’est tout l’enjeu du projet Safe Uni, un dispositif d’aide lancé pour mieux protéger les étudiant-es contre les atteintes à la personnalité dans les relations d’études. Le projet est un pilote (2025-27) dans le cadre du « Programme Equité - Promouvoir l’égalité, la diversité et l’inclusion à tous les niveaux des hautes écoles ».
Portrait
Qui s'en occupe?
Le projet est conduit par Klea Faniko (Service égalité & diversité), porté au Rectorat par Édouard Gentaz, vice-recteur en charge du vivre-ensemble. Il y a aussi de nombreux autres services et divisions qui sont impliqués dans son comité de pilotage : le service santé au travail, environnement, prévention et sécurité (STEPS), la division de la formation et des étudiant-es (DIFE), le service des affaires juridiques (SAJ) et la division des ressources humaines (DIRH).
Pour qui ?
Pour tous les étudiant et toutes les étudiantes touché-es, mais aussi les personnes qui ont un rôle de soutien, d'écoute et de relais relatifs aux atteintes à la personnalité dans le cadre de relations d’étude.
Pourquoi ce projet ?
Le but, c’est d’améliorer le suivi des situations d’atteinte à la personnalité dans les relations d’études. Ce qu’on veut, c’est avoir un signalement et une prise en charge plus claire, plus cohérente et plus efficace, en lien direct avec la directive « Protection de la personnalité et gestion des conflits dans les relations d’études ». Point important : le projet vient renforcer et compléter les dispositifs déjà en place, en apportant des outils concrets, un cadre mieux défini et un accompagnement plus structuré pour les personnes concernées comme pour celles et ceux qui les soutiennent.
Un dispositif qui s’est construit pas à pas
On ne part pas de zéro. Depuis presque dix ans, l’université a posé des jalons importants qui ont préparé le terrain pour ce projet. En 2016, le SED mandate une étude psychosociale qui documente des cas de sexisme parmi les membres du corps académique. En 2017, c’est le lancement de la campagne #UNIUNIE, et la publication du guide « Gardons les yeux grands ouverts ». Entre-temps, on a mis en place la Cellule Confiance, assurée par deux psychologues externes. Puis, en 2023, les directives de protection de la personnalité sur le lieu de travail et d’étude sont révisées : elles clarifient les rôles face à tous types d’atteintes. Enfin, en 2024, l’université lance le dispositif « Pour une uni bienveillante ! » et crée le site bilingue unige.ch/help
Le changement, c'est bientôt
Concrètement, ça donne quoi ?
Safe Uni ne révolutionne pas tout d’un coup, il fait mieux avec ce qui existe déjà. Les relais de terrain – doyen-nes, directions, président-es de section, responsables d’enseignement, directions de département, conseillers académiques, bref toutes celles et ceux qui reçoivent les étudiant-es quand ça va mal – auront des moyens complémentaires pour agir. Ça passe par un accompagnement structuré et des formations ciblées, histoire de ne plus laisser chacun et chacune se débrouiller par soi-même.
Le parcours d’aide devient aussi plus simple : unige.ch/help devient la porte d’entrée unique d’information. Peu importe qu’il s’agisse de harcèlement, de sexisme, de discriminations, de violences ou de conflits, on sait désormais plus facilement où frapper et à qui parler. Côté prévention, fini le “one shot” : une des ambitions du projet consiste à intégrer l’info et la formation, dès les onboardings du PENS, lors des nouvelles prises de responsabilités (décanats, directions, présidences) et même dans les associations étudiantes. Et pour suivre tout ça, un reporting institutionnel est instauré. L’idée : piloter avec des données réelles et améliorer le dispositif en continu.
Et pour la communauté, ça change quoi ?
Pour les étudiant-es, tout devient plus clair : ils/elles savent à qui s'adresser et ce qu'ils/elles peuvent attendre, sans se perdre entre les bureaux. Pour celles et ceux qui jouent un rôle de soutien, c’est plus simple aussi : des outils, des formations et un réseau clair pour intervenir vite et bien. Et pour toute la communauté, c’est un cadre commun, transparent et bienveillant qui s’installe. Un cadre pensé pour prévenir autant que pour protéger.
« Ce projet ne repose pas sur une seule équipe, mais sur une mobilisation transversale à l’échelle de l’institution. Il est porté conjointement par plusieurs divisions et services et s’appuie sur l’engagement des facultés, actrices et acteurs de terrain. C’est un projet qui vise à améliorer la culture institutionnelle : celle de la prévention, de la bienveillance, de l'écoute et du respect dans les relations d’études. Pour que ce changement soit réel, durable et au plus proche des besoins du terrain, il a besoin de relais et d’allié-es. »
— Klea Faniko
En savoir plus
Besoin d’aide ? Rendez-vous sur unige.ch/help: le point d’entrée unique pour s’informer, trouver de l’aide ou s’orienter. Et restez attentifs : des sessions d’information et de nouvelles ressources pratiques arrivent bientôt dans les unités et facultés.
entretien réalisé par Guive Khan, article rédigé par Guive Khan avec l'aide de chatGPT.