12 novembre 2025 - UNIGE
Deux chercheuses de l’UNIGE obtiennent un Starting Grant du FNS
Le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) a attribué un financement Starting Grant à deux chercheuses de l’Université.

Photo: Anouk Schneider
Alison Montagrin est maître-assistante au Département de neurosciences fondamentales (Faculté de médecine). À travers ses recherches, elle s’est intéressée jusqu’à présent à la mémoire épisodique et à la façon dont le cerveau encode les contextes temporels et spatiaux liés à ces souvenirs. Son nouveau projet, en collaboration avec le CISA, s’étend désormais à l’étude des habitudes qui nous permettent de gérer efficacement notre quotidien. «En nous donnant la capacité d’automatiser de nombreuses tâches, comme celle de fermer la porte à clé avant de quitter notre domicile, ces habitudes libèrent des ressources cognitives, explique la chercheuse. Toutefois, même si ces actions sont automatiques, nous parvenons tout de même à nous souvenir de quand et où elles ont été effectuées, nous permettant de distinguer l’action d’avoir fermé la porte aujourd’hui de celle d’hier.» Le projet pour lequel elle a obtenu un financement du FNS, «Decoding temporal memory in habit formation and disruption: Insights from iEEG and 7T fMRI» vise à mieux comprendre les mécanismes cérébraux qui sous-tendent ces processus: comment le cerveau forme une habitude, mémorise quand et où elle se produit, et la comment ces habitudes peuvent être modifiées lorsqu’elles sont perturbées. Cette compréhension a des implications tant pour la recherche fondamentale que clinique. Elle permet notamment de mieux cerner la manière dont certains processus pathologiques – par exemple le trouble obsessionnel-compulsif – peuvent transformer des habitudes initialement bénéfiques en comportements inadaptés.
À la suite de l'obtention de ce Strating Grant, Alison Montagrin sera nommée professeure à la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation en mars 2026.

Monika Riegel est quant à elle chercheuse au Laboratoire émotion et mémoire (Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation). Ses travaux, menés en collaboration avec le CISA, explorent les effets distincts des comportements, physiologiques et neuraux du dégout et de la peur sur la mémoire selon des schémas émotionnels. Plus récemment, elle s’est intéressée à la façon dont le cortisol (l’hormone du stress) peut affecter la mémoire d’événements complexes. «Lorsque les expériences stressantes sont mal segmentées dans le temps, elles peuvent se généraliser, rendant le monde constamment menaçant, explique la chercheuse. Ce mécanisme est impliqué dans les troubles dépressifs majeurs, les troubles anxieux généralisés et les troubles de stress post-traumatique.» Les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes de développer ces troubles. Pourtant, la plupart des recherches se sont concentrées sur les hommes, négligeant l'interaction complexe entre le stress et les hormones sexuelles. Le projet de Monika Riegel financé par le FNS, «How do stress hormones and sex hormones affect time perception and temporal memory in females?» vise à combler cette lacune. Les résultats permettront d'informer sur la santé mentale des femmes et d'orienter les interventions spécifiques au sexe et aux hormones.
Giulia Cusin, collaboratrice scientifique au Département d’astronomie (Faculté des sciences), a elle aussi obtenu un SNSF Starting Grant. Son projet intitulé «Towards precision astrophysics in the gravitational-wave sky» vient de démarrer. Il se poursuivra jusqu’à fin 2030.
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