27 janvier 2026 - UNIGE
Une suffragette espagnole exilée en Suisse

Avocate et militante féministe de la première heure, Clara Campoamor (1888-1972) a été l’une des premières femmes élues au Parlement espagnol, en 1931, sous le régime de la Seconde République. Au moment de la guerre civile, elle se réfugie une première fois en Suisse, avant de s’établir en Argentine. En 1956, elle retourne en Suisse, à Lausanne, où elle décédera en 1972.
À l’occasion du 70e anniversaire de l’établissement définitif de Clara Campoamor en Suisse, un ouvrage édité par Cristina Martínez Torres, chercheuse au Département de langue et littératures romanes (Faculté des lettres), apporte un nouvel éclairage sur l’exil forcé de la suffragette: son activité de journaliste et sa participation à la Société des Nations ainsi qu’à l'ONU. Il relate en particulier son engagement politique et juridique aux côtés d'Antoinette Quinche, autre avocate et féministe lausannoise, qui obtiendra le premier suffrage féminin helvétique en 1959, dans le canton de Vaud.
Les 11 études rassemblées dans ce livre mettent également l’accent sur les relations hispano-helvétiques pendant le franquisme, sur le mouvement de l'Aide suisse aux enfants de la guerre d'Espagne ou encore sur l'empreinte laissée à travers la fiction littéraire par les liens entre les deux pays durant cette période.
Cristina Martínez Torres, éditrice
«Siempre a la espera. Clara Campoamor y el exilio republicano en Suiza»
Editorial Renacimiento, 2025