23 octobre 2025 - Alexandra Charvet

 

Vie de l'UNIGE

Faciliter l’accès aux emplois étudiants

Avec «Premiers pas dans le baby-sitting», une formation courte proposée par le Centre de carrière de l’UNIGE, les étudiant-es en quête d’un emploi parallèlement à leurs études peuvent enrichir leur CV et augmenter ainsi leurs chances sur le marché du travail.


 

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Organisée en collaboration avec les Espaces de vie enfantine (EVE) de l’Université et les Samaritains Genève, la formation dédiée au babysitting allie théorie et pratique. Image: Louis-Paul Photo


Vous cherchez un travail dans le domaine du baby-sitting pendant vos études mais vous n’avez pas d’expérience en la matière? Vous aimeriez apprendre à prendre soin d’un-e enfant et à réagir en cas d’urgence? La nouvelle formation «Premiers pas dans le baby-sitting», proposée gratuitement aux étudiant-es de l’UNIGE, fournit les connaissances pratiques et théoriques nécessaires pour garder des enfants en toute sécurité.

En 2024, le Centre de carrière de l’UNIGE mettait sur pied la formation «Le B.A-BA d’un extra» permettant aux étudiant-es d’acquérir des compétences utiles à un emploi temporaire dans la restauration (lire Le Journal de l’UNIGE du 11 avril 2024). Face au succès rencontré – 60 participant-es en 2024 et 80 en 2025 –, une nouvelle formation centrée sur l’accompagnement des jeunes enfants et les premiers secours a été conçue sur le même modèle. «L’idée était de répondre à des besoins identifiés chez nos étudiant-es – trouver des sources de financement – tout en tenant compte des besoins sociétaux, comme le manque de personnel dans la restauration ou dans le domaine du care, explique Édouard Gentaz, vice-recteur chargé de l’expérience étudiante. C’est pourquoi nous avons développé des formations courtes, ciblées et efficaces, qui créent des passerelles vers l’emploi.» Selon l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), 53% des étudiant-es exercent une activité rémunérée – régulière ou occasionnelle – pendant leurs études afin d’augmenter leur budget ou de favoriser leur intégration sociale. Pour plus d’un quart, il s’agit même d’un revenu indispensable pour couvrir leurs besoins quotidiens.

Organisée en collaboration avec les Espaces de vie enfantine (EVE) de l’Université et les Samaritains Genève, la formation dédiée au baby-sitting allie théorie et pratique. Lors d’une première soirée, les participant-es sont initié-es au développement de l’enfant (psychomoteur, socioaffectif, cognitif, sensoriel et langagier), à ses besoins quotidiens, aux notions de santé (hygiène, maladie, repas), à la prévention des risques ainsi qu’aux jeux et aux soins de base (changement des couches, portage, coucher). La seconde soirée est consacrée aux premiers secours: spécifiquement orientée vers la petite enfance, elle permet d’apprendre à réagir face à différentes urgences (hypothermie, détresse respiratoire, hémorragie, brûlure, saignement, etc.).

«Seules 24 personnes pourront suivre la formation cette année, car la partie pratique exige la présence d’un certain nombre d’encadrant-es», précise Dimitri Ruiz, chargé de ce projet d’insertion professionnelle au sein de la Division de la formation et des étudiant-es. Contrairement à la formation restauration qui se termine par une rencontre avec des employeurs/euses potentiel-les, la formation baby-sitting opte pour la mise en relation directe via la plateforme d’emploi du Centre de carrière. «Il y a beaucoup d’offres de baby-sitting sur notre plateforme, souligne Dimitri Ruiz. Celle-ci est en effet ouverte aux employeuses et employeurs particuliers, ce qui est une spécificité cantonale. Nous allons en parallèle développer des relais auprès des familles genevoises, via le DIP ou des associations de parents, afin de valoriser cette formation.»

Sous le label «Premiers pas dans…», les formations développées par le Centre de carrière poursuivent plusieurs objectifs. En plus de soutenir l’employabilité, elles visent aussi à renforcer des compétences transversales précieuses comme le travail en équipe, la gestion du stress, la capacité d’organisation ou encore la communication interpersonnelle. «De telles aptitudes sont très recherchées sur le marché du travail, observe Dimitri Ruiz. Et, de manière indirecte, les jobs étudiants permettent aussi de créer un premier réseau professionnel: les étudiant-es rencontrent des personnes qui pourront éventuellement devenir des contacts clés pour leur future insertion professionnelle.»

Forte de ces retombées positives, l’Université envisage déjà d’élargir le dispositif. «Nous réfléchissons à la manière dont nos étudiant-es peuvent répondre aux besoins de la société, explique Édouard Gentaz. L’accompagnement des personnes âgées est par exemple une réponse concrète à l’isolement de nos seniors. Avec l’âge, certaines déficiences sensorielles, comme la baisse de la vision ou de l’audition, peuvent freiner l’exploration de l’environnement, la participation à la vie culturelle ou les rencontres. Grâce à une formation adaptée, nos étudiant-es pourraient contribuer activement à réduire les effets de ces difficultés et à consolider le lien social.»

 

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