MA en ethnomusicologie

La Maîtrise ès lettres en ethnomusicologie est un programme d’étude conjoint entre l’Université de Genève (Unité de musicologie), l’Université de Neuchâtel (Institut d’ethnologie) et la HEM-Genève.

La particularité de ce cursus unique en Suisse et presque sans équivalent en Europe, est de combiner, autour de la discipline ethnomusicologique, trois approches complémentaires mais rarement enseignées ensemble : musicologie, anthropologie, pratique musicale. L'équipe pédagogique est composée de spécialistes reconnu-es en sciences sociales de la musique, avec un ancrage fort dans la recherche internationale et dans les institutions muséales romandes (partenariats étroits avec le Musée d'Ethnographie de Neuchâtel et avec le Musée d'Ethnographie de Genève).

Le MA en ethnomusicologie permet d’acquérir de nombreuses compétences, de l'enquête ethnographique à l'art de l'interview publique en passant par des bases d'archivistique et de muséographie. Il comporte un volet de pratique musicale collective ainsi qu’un stage, préalable ou parallèle au terrain de recherche qui fera l'objet du mémoire.

Qui peut postuler ? Combien ça coûte ? Quels thèmes sont abordés dans les enseignements et dans les travaux de mémoire ? Vous trouverez les réponses dans les onglets ci-dessous, ainsi qu'une information détaillée dans la brochure de présentation du master en ethnomusicologie 2025-2026.
 

Ce cursus s’adresse à trois profils d’étudiant-es :

  • des musicien-nes souhaitant élargir leurs répertoires, mais aussi développer une réflexion théorique sur la notion de musique et ses enjeux ;
  • des musicologues souhaitant élargir leurs horizons musicaux et leurs options de carrière ;
  • des ethnologues s’intéressant au rôle de la musique dans la société et aux transformations induites par la mondialisation culturelle.

Moyennant des rattrapages ciblés, il est également ouvert à des étudiante-s sans formation préalable dans l’une de ces trois branches. La plulpart des mises à niveau peuvent être effectuées durant le Bachelor.

L’admission au Master en ethnomusicologie se fait sur dossier (à déposer en ligne via le formulaire de demande d’admission, avec lettre de motivation, curriculum vitae et copies des diplômes), puis sur la base d'un entretien avec l'équipe pédagogique.

Délai d’inscription pour la rentrée d'automne 2026 : 28 février 2026 pour les titulaires de bachelors étrangers (avec ou sans visa) et 30 avril 2026 pour les bachelors suisses. 
Début du Master : semestre d’automne uniquement.
Entretien d’admission : Lundi 8 juin 2026 à Neuchâtel (locaux de la HEM, salle à préciser).

Taxe d'immatriculation (dans le cas d'une immatriculation via l'Université) : CHF 500.- par semestre (taxes semestrielles en vigueur à l'Université de Genève). Il n'y a pas de taxe d'inscription. Dans certains cas, la demande d'immatriculation peut nécessiter un émolument de CHF 65.- qui sera déduit des frais d'immatriculation en cas d'admission. 

Chacun des trois établissements partenaires assure une partie des cours obligatoires et facultatifs. À l'Unige, les cours d'ethnomusicologie du tronc commun sont assurés par Christine Guillebaud :

Recherche et interprétation des sources documentaires (MA2)

Ce cours se présente comme une série d’ateliers centrés sur la collection d’instruments de musique conservée au Musée d’ethnographie de Genève (MEG) et sur ses fonds sonores, les Archives internationales de musique populaire (AIMP). Durant les ateliers, les étudiant.es abordent les grandes catégories organologiques et leurs fondements. Dans les archives sonores, l’écoute et l’appropriation de la matière enregistrée est largement sollicitée. Le cours invite à développer une culture auditive large des musiques, dans toute leur diversité. Dans le même temps, une écoute éclairée et critique des collections discographiques est nourrie. Une ouverture est enfin proposée aux problématiques actuelles qui concernent l’acquisition, la conservation et la valorisation des collections muséales d’ethnomusicologie.

Séance de travail dans les archives du MEG avec les étudiant-es du MA d'ethnomusicologie, novembre 2022. © M. Leclair 

Méthodes de terrain en ethnomusicologie (MA2)

Le cours aborde le terrain dans ses dimensions à la fois épistémologique, méthodologique et pratique. Il vise à un apprentissage en situation et met l’accent sur l’expérimentation individuelle et collective. Au fondement de l’ethnomusicologie et du fieldrecording, la notion de terrain a été marquée par différents tournants qui seront abordés à partir des textes fondateurs et la présentation de travaux récents, dont certains portent une critique de l’ethnographie. L’enseignante engage avec les étudiant.es des exercices pratiques qui abordent plus spécifiquement les méthodes de l’observation participante, l’observation flottante, l’art de la description. L’écriture est aussi travaillée dans des exercices ciblés qui permettent aux étudiant.es d’accéder à différents registres d’observation et d’analyse en ethnomusicologie. Ils concernent les individus et leur parcours, les dimensions pragmatiques de la performance, la corporéité, les jugements de goût, l’expérience musicale et les modalités de l’écoute. Enfin, une ouverture est proposée aux questions d’éthique, d’intégrité et de déontologie qui régissent la profession.

Ateliers ethnographiques par les étudiant-es du MA d'ethnosmusicologie, Soirées "Echantillonner le monde" et "Réveil des archives sonores" du MEG, 2024. © L. Laaroubi

Des informations détaillées sur les conférences sont données sur la page "Conférences MEG"

LAMBERT, Caroline (2026). Aux frontières des Harmonies.

CURCHOD, Lise (2025). Musiciens des rues napolitaines. Prendre Place : entre mendiants bruyants et emblèmes du pouvoir.

PIRES, Ana (2025). L’enseignement orchestral à vocation sociale : une analyse des dispositifs Orchestre-en-Classe et MusicEnsemble à Genève.

BESSON-LEBEAU, Nina (2024). Place et usages des archives sonores ethnomusicologiques en milieu muséal. L’exemple du Musée d’ethnographie de Genève. 

DEMARET, Jennyfer (2024). Les polskas suédoises : asymétrie rythmique et patrimonialisation. 

GUTTIÉRREZ GÓMEZ, Daniel (2024). Il a de la technique, elle a du sentiment : une approche ethnomusicologique de la pratique et de la pensée esthétique de la tonada.

HUBMANN, Elisabeth (2024). Organ improvisation: sound communities and currents. 

ROUX, Anne-Sylvie (2024). Changer d’air : Les boîtes à musique de Sainte-Croix-L’Auberson, une identité en réécriture.

STUBER, Sarah (2024). Musiciennes du monde du jazz romand. Des carrières entre circulation, hiérarchisation et exclusion. 

TORICELLI, Fulvia (2024). A musica não é apenas som! (La musique n’est pas que du son !). Musique, identité et citoyenneté dans le Sud de l’Atlantique noir. 

DE CEUNINCK, Louis (2023). Un réseau socio-musical. Faire et refaire le collectif en chantant : une ethnographie musicale dans une paroisse mennonite du Jura bernois. 

GAJO, Jalal Paulus (2023). The Easter Celebrations in the Different Syriac Traditions of Iraq. A Comparative Analysis of Rites, Modes, Chants and Melodies.

RAMÍREZ GÓMEZ, Alba (2023). Les créations sonores contemporaines au sein du musée d’ethnographie. Enjeux et pratiques dans l’utilisation artistique des archives sonores à l’heure de la décolonisation. 

DICKSON, Emma (2022). Brésil brincante, brincadeira, brinquedo & brincar.

GIGER, Miryam (2022). The Lambeg and the Bodhrán Drums as symbols in Northern Ireland.

KIENHOLZ, Achille (2022). Perspectives sur la musicothérapie : concepts, théories et problèmes en sociologie du travail. 

MANOLAKI, Eirini (2022). La chanson politique: Répertoire, circulation et fonction dans la société actuelle grecque.

NGUYEN, Minh Trang (2022). Left-hand ornaments in Đàn tranh music. Inventory of techniques, aesthetical concepts, discourses, representations, and their contemporary evolutions.

PETTINA, José-Fernando (2022). Les sessions irlandaises de Suisse romande : Répertoire, transmission, identité et diaspora.

BESNIER, Cécile (2021). Le jeu du To'ere dans l'Ote'a de l'Ori Tahiti ou danse de tambours. 

EL KOHR, Vladimir (2021). L’œuvre à travers l’archive.Une enquête de terrain au sein du Montreux Jazz Digital Project.

COTTIER, Julie (2020). Conter, un art de la parole? Étude ethnomusicologique de la pratique professionnelle du conte en Suisse romande.

LIEGME, Mathias (2020). Switzerland Reggae. La production de musique jamaïcaine en Suisse de 1969 à 2020 à travers le disque vinyle : réception, adaptation et diffusion.

MALENGRAUX, Noémie (2020). La musique Aborigène au travers des Archives du Centre for Aboriginal Studies in Music (CASM). 

MANCIPE, Angela (2020). Tensions et négociations autour des notions de tradition et d’authenticité : Mise en scène de musiques folkloriques colombiennes en Suisse Romande. 

PFISTER, Viola (2020). Itinérance en terre occitane. Des Imaginaires Historiques : le répertoire des troubadours joué aux 20e-21e siècles en France.

ANDREACCHIO, Sara (2019). Intercultural Composition at the University of Hawaï at Mānoa : negotiating or re-inventing the otherness ? A case study in ethnomusicology.

BOREL GRENIER, Eugénie (2019). Construire un conservatoire aux caractéristiques chinoises et de premier ordre mondial. Rhétorique d’une institution musicale chinoise.

ZAUGG, Antoine (2019). Le Carnaval d’Oruro : Analyse et critique du discours officiel à travers l’étude de multiples enjeux socio-culturels liés au Carnaval d’Oruro depuis le début du XXème siècle. 

COPPEY, Timothée (2018). Gamelan javanais: la technique dîmbal et sekaran du bonang.