Mieux évaluer le risque de diabète de type 1 chez les adultes

@LauricFerratUNIGE/Image

Une nouvelle étude publiée dans Diabetes Care propose une approche plus précise pour évaluer le risque de progression vers le diabète de type 1 (DT1) chez les adultes porteurs d’auto-anticorps associés à la maladie.

L’HbA1c, un marqueur couramment utilisé pour mesurer la glycémie moyenne sur plusieurs mois, joue aujourd’hui un rôle important dans l’identification des personnes à haut risque de développer un DT1. Cependant, les niveaux d’HbA1c augmentent naturellement avec l’âge, même chez les personnes ne présentant pas de diabète. Cela signifie qu’un même seuil d’HbA1c peut refléter des niveaux de risque très différents chez un enfant et chez un adulte.

Dans cette étude, les chercheurs ont analysé les données de plus de 5 000 participants issus de l’étude internationale TrialNet afin d’évaluer si le seuil actuellement utilisé pour définir une dysglycémie (HbA1c ≥5,7 %) surestime le risque de progression chez les adultes avec des anticorps. Les résultats montrent qu’à HbA1c identique, les adultes présentaient un risque significativement plus faible de développer un diabète de type 1 clinique que les enfants.

Les auteurs ont ensuite testé deux approches alternatives : un ajustement de l’HbA1c en fonction de l’âge et l’utilisation d’un seuil plus élevé chez les adultes. Ils montrent qu’un seuil de 6,0 % chez les adultes âgés de 30 ans et plus permet d’obtenir des niveaux de risque comparables à ceux observés chez les enfants et les jeunes adultes avec le seuil standard de 5,7 %.

Ces résultats sont importants dans le contexte de l’expansion mondiale du dépistage précoce du DT1 et de l’arrivée de traitements capables de retarder l’apparition de la maladie, tels que le teplizumab. Une meilleure stratification du risque pourrait permettre d’éviter des inquiétudes inutiles, de limiter les faux positifs et d’améliorer l’identification des personnes susceptibles de bénéficier d’un suivi rapproché ou d’interventions préventives.

L’étude souligne également l’importance de développer des approches adaptées à l’âge dans l’évaluation du risque de DT1, afin d’améliorer la précision des stratégies de dépistage et de prévention dans la pratique clinique.

Article complet >> https://doi.org/10.2337/dc26-0446

22 mai 2026

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