Troisième partie.
L’abstraction des relations spatiales🔗
Après avoir étudié l’abstraction réfléchissante dans le cas des structures algébriques puis des structures d’ordre, il reste à examiner celui des structures spatiales. Mais le problème est alors beaucoup plus complexe, car il existe un espace des objets aussi bien qu’une géométrie du sujet, ce qui suppose, aux niveaux préscientifiques (et cela reste même partiellement vrai jusqu’à la science moderne), une constante collaboration des deux formes d’abstractions, empirique et réfléchissante. Du point de vue de l’épistémologie des sciences nous reviendrons sur le problème dans les conclusions de cette partie III. Quant aux faits psychogénétiques nous allons étudier successivement un problème de conservation, la construction d’une demi-sphère, l’utilisation des diagonales, certains mouvements cycliques et diverses questions de translations et de rotations. Nous espérons être ainsi en mesure de préciser les relations particulières que soutiennent entre eux les deux types d’abstraction sur le terrain sui generis qui est celui de l’espace.
[p. 212]