Good Strategy / Bad Strategy

de Richard Rumelt

🔎 De quoi ça parle ?    

Vous ne croyez pas qu’il y ait de bonnes ou de mauvaises stratégies? Et pourtant si.   Le mot est omniprésent dans le monde des décideurs et des décideuses. Tout le monde fait des stratégies. Tout ce qui est important est stratégique. Or, ces réflexions hâtives qu'on appelle "stratégie" sont bien souvent des listes de courses avec pour conséquence des résultats décevants.   

Richard Rumelt, professeur et consultant, démonte dans Good Strategy / Bad Strategy les illusions les plus répandues : ce qu’on appelle trop souvent « stratégie » n’est en réalité que des vœux pieux ou des objectifs généraux déconnectés des moyens pour y parvenir.   

Astuce pour s'y retrouver. 

Floue, pleine de jargon, elle ne pose pas de diagnostic clair et ne propose aucune orientation opérationnelle   ➡️ une mauvaise stratégie

Elle commence par identifier les enjeux réels, propose une politique d’orientation pour y répondre, et se traduit par un ensemble d’actions cohérentes   ➡️ une bonne stratégie   

Une mauvaise stratégie est floue et pleine de blabla grandiloquent. Elle ne définit pas d’enjeux et donc ne définit pas non plus d’objectif pragmatiques à atteindre et se contente de décrire un idéal. La cause souvent est une incapacité à faire des choix ou la naïveté d’utiliser des modèles fait par d’autres pour d’autres situations.  

Une bonne stratégie commence par poser un diagnostic à un enjeu, puis elle définit une politique d’orientation sensée guider ou donner une approche face aux enjeux et finalement elle définit un ensemble d’action cohérente capables de mener à bien cette politique.  

En somme, Rumelt nous rappelle qu’une stratégie, ce n’est pas un slogan inspirant : c’est un chemin praticable. Il y a quelques astuces et bonnes pratiques pour y arriver, et ce livre les élabore de manière précise et systématique.   

 

🤔 Pourquoi c’est intéressant pour nous… et pour vous 
  

Au Bureau de la transformation, nous travaillons au quotidien sur ces questions. Poser un diagnostic, identifier des enjeux, définir des orientations et surtout les traduire en projets concrets : c’est le cœur de notre métier. 

Ce livre éclaire avec une clarté bienvenue le lien entre la stratégie et l’action. C’est particulièrement utile dans un contexte universitaire : comment éviter que nos plans stratégiques deviennent de belles affiches sans lendemain ? Comment s’assurer que les projets mis en œuvre correspondent à de vrais enjeux et produisent de la valeur tangible pour la communauté ? 

Rumelt montre que la clé, c’est de faire des choix, d’affronter la complexité sans la masquer, et d’oser une cohérence d’ensemble. Des leçons que nous mettons en pratique, par exemple, dans les ateliers de prospective ou dans la conception de la politique d’usage des intelligences artificielles.   

 

🏆 Le verdict du BT   

Good Strategy / Bad Strategy est une lecture incontournable pour toute personne qui s’intéresse à la manière dont une institution peut avancer dans la bonne direction. La pensée de Rumelt est claire, appuyée d’exemples concrets, et donne l’impression que « tout devient évident »… mais seulement après l’avoir lu. 

En bref : si vous voulez comprendre ce qui distingue une stratégie vivante d’un document qui prend la poussière, ce livre mérite votre temps. Et pour nous, il reste une référence quand il s’agit d’ancrer la transformation de l’université dans des choix solides et des actions cohérentes.   

article rédigé par Raphaël Thézé, avec l'aide de chatGPT