Jurrasic Parc (1993)

de Steven Spielberg

Quand un projet visionnaire dérape à tous les niveaux

 

🔎 De quoi ça parle ?

Jurassic Park raconte l’ambition démesurée de John Hammond, un milliardaire visionnaire qui décide de créer un parc d’attractions peuplé de dinosaures recréés grâce au génie génétique. Avant l’ouverture au public, il invite un groupe d’experts — scientifiques, investisseurs et juristes — à tester le parc. Mais très vite, une série de dysfonctionnements en chaîne transforme la démonstration en cauchemar. Pannes de courant, failles de sécurité, sabotage interne… et surtout, des dinosaures qui reprennent progressivement le contrôle.

Derrière le film d’aventure et de science-fiction, se cache en réalité le récit d’un projet aussi fascinant que catastrophiquement piloté.

 

🤔 Pourquoi c’est intéressant pour nous… et pour vous

Au Bureau de la transformation, difficile de ne pas voir Jurassic Park comme une métaphore spectaculaire de certains projets mal gouvernés.

D’abord, la gestion du risque est tout simplement désastreuse. Même quand tous les voyants sont au rouge, John Hammond continue d’y croire, coûte que coûte. L’ouverture du parc reste une possibilité… jusqu’à ce que la situation devienne littéralement incontrôlable. Le refus d’admettre l’échec est ici poussé à l’extrême.

Ensuite, le choix d’envoyer le seul informaticien restant afin de rétablir le courant est une erreur de management flagrante. Cette personne critique aurait dû rester protégée. Le projet dépend trop fortement d’un individu clé — et dès qu’il disparaît, tout s’effondre.

Autre point fondamental : l’humain est totalement négligé dans l’équation du projet. Dennis Nedry, qui gère une partie vitale des systèmes, est frustré, sous-payé, isolé… et devient le point de rupture majeur du dispositif. C’est un rappel brutal qu’un système qui ne tient que sur une seule personne est un risque énorme, autant technique qu’humain.

John Hammond répète sans cesse qu’il a « dépensé sans compter ». Pourtant, on voit rapidement que les moyens ont été investis dans le spectaculaire… mais pas toujours dans l’essentiel : la sécurité, la robustesse des systèmes, les processus, la redondance, l’accompagnement des équipes.

Enfin — et c’est peut-être le plus frappant — il n’écoute pas les experts qu’il a lui-même réunis. Tous les signaux faibles sont présents. Tous les avertissements sont formulés. Mais la vision, l’ego et l’enthousiasme l’emportent sur l’analyse.

 

🏆 Le verdict du BT

On adore. Jurassic Park est un film culte, spectaculaire, haletant… mais aussi terriblement instructif. C’est une démonstration grandeur nature de ce qui arrive quand la vision prend le dessus sur la gouvernance, quand la technologie avance plus vite que les processus, et quand l’humain devient un simple paramètre d’ajustement.

En bref : ce n’est pas seulement un grand film de divertissement, c’est un miroir grossissant de certains projets à très forts enjeux. Un support parfait pour ouvrir des discussions sur la gestion des risques, la dépendance aux personnes clés, l’écoute des experts et la place centrale de l’humain dans tout projet.

Article rédigé par Guive Khan, avec l'aide de chatGPT