Marcel Guénin

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Professeur honoraire
Ancien recteur de l'UNIGE
Faculté des sciences


Ancien recteur et professeur de physique à l’Université de Genève, Marcel Guénin est décédé le 8 mai 2026, dans sa 89e année.

Après un diplôme de physique théorique à l’École polytechnique fédérale de Zurich, Marcel Guénin obtient son doctorat ès sciences à l’UNIGE, sous la supervision du professeur Ernst Stückelberg, en 1962. Il est ensuite chercheur associé à l’Université de Princeton, de 1964 à 1966. Il revient ensuite en Suisse et occupe un poste de chargé d’enseignement du 3e cycle de physique pour les Universités de Genève, Lausanne et Neuchâtel, à une époque où l’École polytechnique fédérale de Lausanne n’existait pas encore. En 1973, il est nommé professeur à la Faculté des sciences de l’UNIGE, où il devient directeur du Département de physique théorique.

En 1980, Marcel Guénin est nommé vice-recteur de l’Université de Genève, puis recteur, de 1983 à 1987. Durant ses mandats à la tête de l’institution, il œuvre notamment à l’informatisation de la Bibliothèque et, surtout, à la mise en réseau de l’informatique, en s’appuyant sur l’expertise du CERN dans ce domaine. En quelques années, l’UNIGE devient l’une des premières universités d'Europe à disposer d’un réseau pour la gestion des données. Grâce à la détermination du recteur, un projet de loi, voté le 9 mai 1985 par le Grand Conseil, octroie un crédit de 17,2 millions de francs à l’Université pour le câblage au réseau internet ainsi que pour renforcer les capacités de calcul de l'infrastructure informatique.

Prévoyant l’accroissement du nombre d’étudiant-es, il s’investit également pour l’élargissement du campus et la réalisation du projet d’Uni Mail, dont la première étape sera inaugurée en 1992.

Après ses mandats au Rectorat, le professeur Guénin a poursuivi son service à l’Université de Genève en prenant la direction du Groupe de physique appliquée (GAP) qui a, par la suite, connu un développement impressionnant.

L’Université doit ainsi beaucoup à sa vision novatrice qui a contribué à la modernisation de l’institution. Son dévouement pour son enseignement et ses étudiant-es, la clarté avec laquelle il exposait ses idées et la confiance accordée à ses collègues du rectorat pour les concrétiser s’accompagnaient d’un tempérament ambitieux, ce qui lui a valu d’être profondément apprécié de ses collègues et amis.