1 mars 2022 - UNIGE

 

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Le rôle des lipides dans l’apparition de la maladie d’Alzheimer

Un consortium européen coordonné par l’UNIGE décrypte comment une mutation de la protéine APOE modifie le transport des lipides et contribuerait à l’apparition de la maladie.

 

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A gauche, un astrocyte fonctionnel capable de détruire les lipides toxiques produits par les neurones. A droite, un astrocyte stockant des lipides dans des gouttelettes (en rose) et sécrétant des lipides toxiques dans le tissu environnant. © UNIGE / A.-C. Gavin.

Dans le cerveau, les neurones coexistent avec de nombreux autres types de cellules dont ils dépendent pour fonctionner correctement. Les astrocytes, qui tirent leur nom de leur forme étoilée, assurent la survie des neurones en les nourrissant et en les détoxifiant à l’aide d’une protéine multifonction, APOE. Or, l’une des trois formes de cette protéine, APOE4, augmente considérablement le risque de développer la maladie d’Alzheimer; on ignore cependant les mécanismes à l’œuvre. Une collaboration réunissant l’Université de Genève (UNIGE), le Laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL), l’Université de Zurich et l’entreprise pharmaceutique AbbVie en a découvert le potentiel mécanisme: loin de cesser de fonctionner, APOE4 serait au contraire trop efficace. En déclenchant la sécrétion lipidique des astrocytes, elle provoque l’accumulation de lipides délétères pour les neurones qui contribueraient au développement de la maladie d’Alzheimer. Ces résultats, à découvrir dans la revue Cell Reports, apportent un éclairage nouveau sur les mécanismes neurodégénératifs d’une maladie qui affecte près de 50 millions de personnes dans le monde.

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