15 mars 2023 - Jacques Erard

 

Vie de l'UNIGE

Des images pour raconter la science

Une collaboration entre la Faculté des sciences et la Haute école d’art et de design Genève débouche sur la création d’illustrations au service de la communication scientifique.

 

 

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Une représentation artistique de la mise à jour de FASER avant la douche montre deux photons provenant d'une désintégration ALP en bleu et en vert sur un arrière-plan d'autres particules. Image: Dylan Jacovelli/HEAD

 

Artistes et scientifiques ont plus en commun qu’il n’y paraît. Invité à s’exprimer sur les rapport entre l’art et les mathématiques lors du Colloque Wright 2020, le professeur Stanislav Smirnov faisait remarquer qu’une expérience en neurosciences avait montré que certaines formules mathématiques avaient le même effet sur le cerveau des mathématicien-nes que la contemplation de La Joconde.

 

Rien d’étonnant donc à ce que la Faculté des sciences ait entamé, il y a trois ans, une collaboration avec la Haute école d’art et de design Genève (HEAD) qui donnera lieu, le mois prochain, à une installation dans le bâtiment des sciences. Si elle permet aux scientifiques de révéler leurs affinités esthétiques, la part d’imaginaire et d’intuition intervenant dans leur travail, cette collaboration a aussi une visée pratique et pédagogique: former les étudiant-es de la HEAD à l’illustration scientifique et entraîner les chercheurs/euses à la vulgarisation, le tout pour servir les besoins de la communication scientifique.

Concrètement, l’exercice se déroule sur une semaine. Les étudiant-es de la HEAD reçoivent d’abord une introduction théorique par un-e de leurs enseignant-es sur la façon de représenter les sujets scientifiques. Le principal message est d’éviter les représentations littérales, en favorisant plutôt celles qui provoquent une réflexion. Les étudiant-es se rendent ensuite à la Faculté afin d’y écouter les scientifiques, pour l’essentiel des doctorant-es, leur présenter, en une quinzaine de minutes, une synthèse accessible des recherches qu’ils ou elles mènent. Les étudiant-es réalisent ensuite des esquisses qu’ils/elles soumettent aux scientifiques, avant de finaliser leurs créations. Le dernier jour de la semaine est consacré à la présentation des différentes illustrations devant un comité composé de représentant-es de la Faculté. Un des quatre ou cinq dessins exécutés pour chaque projet scientifique, est sélectionné pour être publié dans le journal de vulgarisation scientifique The ScienceBreaker, où il accompagnera l’article rédigé par le chercheur ou la chercheuse. Les autres ne sont pas perdus, puisque la/le scientifique peut les utiliser dans le cadre de son enseignement ou de ses communications.

L’illustration scientifique trouve par ce biais un ancrage dans la diffusion des résultats de la recherche, un enrichissement indéniable par rapport aux «images prétextes» généralement utilisées pour les sujets scientifiques dans les médias. «Nous veillons à ce que les recherches soient en cours de publication, précise Massimo Caine, chargé de communication à la Faculté des sciences et responsable de The ScienceBreaker. Nous sommes donc très attentifs au timing afin d’arriver avec une image prête au moment de la levée de l’embargo.» Ces illustrations pourraient également servir à l’avenir dans les communiqués diffusés aux médias.

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