Du 30 mars au 15 juin 2026: Ciné-club "Blouses blanches et salles obscures"

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Pour célébrer les 150 ans de la Faculté de médecine UNIGE, le Ciné-club de l'UNIGE organise un cycle de dix films émouvants, glaçants ou optimistes sur la médecine.

Une psychanalyste qui démêle des rêves imaginés par Dali, un grand patron cynique, des médecins qui jouent à Dieu, des soignant-es dont le dévouement confine à l’abnégation, des idéalistes aux méthodes déroutantes. De 1945 à 2025, un voyage passionnant et décalé dans le monde de la médecine, préparé avec le concours d’étudiant-es de l’UNIGE.

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De l'œil au scalpel: quand l'image raconte la médecine

Antoine Geissbühler, Doyen de la Faculté de médecine

Sous le titre très parlant de «Blouses blanches et salles obscures», le Ciné-club de l’Université de Genève célèbre le 150e anniversaire de la Faculté de médecine. En une dizaine de films, ce cycle nous offre l'occasion singulière de réfléchir aux liens profonds qui unissent le cinéma et la médecine.

Lorsqu’en 1895 les frères Lumière projettent leurs premières images animées, ils inaugurent non seulement un nouvel art, mais aussi une nouvelle façon de voir et de comprendre le monde. La fin du XIXe siècle marque ainsi l'avènement d'une ère où l'image devient un outil central de connaissance. La médecine, elle aussi, se tourne alors vers l’image : l'observation minutieuse, la capture du mouvement, la révélation de l'invisible ouvrent un champ des possibles pour la médecine et la science qui étaient auparavant inenvisageables.

À peine quelques semaines avant la première projection du cinématographe, Wilhelm Conrad Röntgen découvre les rayons X et rend visible l'intérieur du corps humain. Et lorsqu’à son tour Étienne-Jules Marey décompose le mouvement par la chronophotographie, il révèle ce que l'oeil nu ne peut saisir. Ces innovations participent de cette même révolution du regard qui permettra au cinéma de naître et à la médecine moderne de progresser.

Mais le cinéma n'est jamais la simple représentation d'une réalité : il accrédite et façonne aussi nos perceptions. Au fil des décennies, le médecin est devenu l'une des figures les plus récurrentes du septième art. Des salles d'opération aux cabinets de consultation, des hôpitaux psychiatriques aux laboratoires de recherche, le cinéma n'a cessé d'explorer ce personnage au coeur de tant de drames humains. Héros humaniste ou praticien vénal, mandarin autocratique ou figure pionnière, médecin dévoué ou savant fou: ces représentations oscillent entre louange et dénonciation, entre réalisme et fantasme, tout en reflétant les anxiétés et les espoirs de chaque époque.

Les films réunis pour nous par le groupe d’étudiantes et d’étudiants UNIGE piloté par Alexandre Wenger et Radu Suciu construisent ainsi un merveilleux kaléidoscope d’images et de points de vue sur la médecine et sur celles et ceux qui l’exercent. Ces oeuvres abordent des questions qui nous touchent au plus près : le dévouement et ses limites, les discriminations et les dérives, mais aussi la dignité des patientes et des patients, les innovations qui offrent un nouvel espoir, ou encore la quête de sens dans l'exercice quotidien de la médecine.

Certains de ces films figurent dans notre programme d'enseignement de sciences humaines en médecine, où ils suscitent chaque semestre des discussions riches et enthousiasmantes. Que ces projections soient pour vous l'occasion de (re)découvrir ces oeuvres et d'enrichir votre réflexion sur notre profession! 

Bon cinéma à toutes et à tous !

5 mars 2026

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