• Distinctions

Projet romand sur l'encéphalopathie hépatique chez l'enfant

Prix et distinctions

mcLin_NL.png

Valérie McLin, professeure au Département de pédiatrie, gynécologie et obstétrique de la Faculté de médecine de l’UNIGE et médecin responsable de l’unité de gastro-entérologie, hépatologie et nutrition pédiatriques des HUG, coordonnera avec Cristina Cudalbu et Bernard Lanz de l’EPFL et du CITB un important projet de recherche sur l’encéphalopathie hépatique chronique chez l’enfant, une complication neurologique grave liée aux maladies chroniques du foie. Ce projet de près de 3 millions de francs, est financé par le FNS.

L'encéphalopathie hépatique chronique (EHC) est une complication neurologique grave liée aux maladies chroniques du foie. Particulièrement difficile à diagnostiquer chez l'enfant, elle peut entraîner de graves séquelles neurologiques à long terme. 

« L'EHC est associée à une accumulation de glutamine dans le cerveau, un mécanisme particulièrement dangereux dans le cerveau en développement car elle modifie la structure cérébrale et réduit l'énergie disponible », détaille Valérie McLin. «Cependant, on ignore encore comment cette accumulation de Gln modifie les cellules cérébrales et contribue aux troubles cognitifs. »

Imagerie, modèles 3D et études avec les patient-es

L’hypothèse de l’équipe de recherche est qu’une augmentation précoce de la Gln réduit la complexité des réseaux neuronaux et perturbe le métabolisme énergétique. Leur objectif est donc d'étudier l'impact de la glutamine sur la structure et l'énergie du cerveau grâce à une approche innovante combinant imagerie métabolique et de diffusion (IRM, spectroscopie par résonance magnétique, PET). Le projet associe organoïdes cérébraux 3D, modèles animaux et enfants atteints de shunts porto-systémiques congénitaux ou de maladies hépatiques chroniques.

Ce projet est le résultat d’une collaboration de longue date entre les équipes de Cristina Cudalbu et de Valérie McLin. Cette collaboration se prolonge aujourd’hui pour se concentrer sur des modèles juvéniles en y associant Bernard Lanz pour étudier les effets de la Gln sur la microstructure cérébrale dans des modèles d’animaux et d’organoïdes, analyser l’impact de la Gln sur le métabolisme énergétique cérébral, et étudier les modifications cérébrales chez des enfants avant et après fermeture de shunt portosystémique congénital, domaine d’expertise de Valérie McLin en hépatologie pédiatrique et ses liens avec les troubles neurocognitifs des enfants avec bypass hépatique ou maladie hépatique chronique.

Une expertise unique

« Le modèle des shunts est unique puisqu’il permet d’étudier l’effet du bypass hépatique de manière isolée, sans le bruit de fond d’une maladie hépatique. C’est la raison pour laquelle la portée potentielle de cette étude est considérable puisque, au-delà de l’évolution cérébrale des enfants atteints de maladies hépatiques, ses retombées potentielles pourraient aider la prise en charge de l’encéphalopathie hépatique affectant des millions de personnes souffrant d’une cirrhose et d’autres pathologies du foie », conclut Valérie McLin.  

Dans le même numéro

S'abonner à la newsletter
Sign up to the newsletter

S'abonner