Unité d'histoire contemporaine

Visuel histoire contemporaine

Depuis que le XXe siècle est devenu histoire, le champ chronologique de l’histoire contemporaine s’est considérablement allongé, commençant avec les révolutions de la fin du XVIIIe siècle et se poursuivant au-delà de la chute du mur de Berlin et des attentats du 11 septembre 2001. L’ouverture progressive de nouvelles archives comme celles de la guerre d’Algérie, de Mai 68 ou des pays du bloc soviétique offre de nouveaux espaces et thématiques de recherches.

Le lien avec l’actualité, qui caractérise l’histoire contemporaine s’est renouvelé sans s’affaiblir. Les historiens du contemporain sont souvent sollicités pour donner leur avis sur une actualité difficile à comprendre sans en connaître l’histoire. En retour cette actualité suscite de nouvelles interrogations qui font évoluer les champs de recherche. La « globalisation » actuelle conduit ainsi les historiens à interroger le cadre national, les pousse à dépasser les frontières des États et à développer des approches transnationales. C’est donc un moment privilégié pour faire des études en histoire et se préparer à mieux comprendre le présent à partir d’une meilleure connaissance du passé.

L’unité d’histoire contemporaine a considérablement renforcé ses moyens pour appréhender cette période dans toute sa complexité. Les compétences des enseignants permettent une vision plurielle du passé, tant du point de vue méthodologique qu’en ce qui concerne les espaces géographiques et culturels abordés. L’unité compte plusieurs spécialistes des relations et organisations internationales, des sociétés américaines et européennes ; ses membres s’intéressent à l’histoire des transferts culturels, intellectuels, humains, à celle de la mémoire et aux défis sociaux de l’époque contemporaine. L’existence à Genève d’archives locales, nationales et surtout internationales offre des possibilités uniques de recherche sur sources primaires. Plusieurs projets de recherche, financés par des sources financières extérieures, témoignent d’ailleurs de l’excellence de nos collègues et de leur rayonnement international.

Outre ses enseignements pour les étudiant(e)s en Lettres, l’unité offre aussi, conjointement avec la Faculté des SES et la Faculté de Droit, des enseignements destinés aux étudiant(e)s du Bachelor en relations internationales (BARI). Enfin plusieurs enseignants du département collaborent aux enseignements de l’Institut européen de l’Université de Genève. Tous ces engagements témoignent du rôle pivot de l’histoire contemporaine dans les étudesinternationales à Genève. Durant l’année prochaine, nous attendons la mise en place d’une Unité d’enseignement et de recherche (UER) interfacultaire pour toutes les études internationales et européennes, au niveau universitaire.

Dès septembre 2012, l’unité offre un nouveau programme de « Master en histoire transnationale », dirigé par le professeur Matthias Schulz et réalisé grâce à un vaste éventail de cours et de séminaires offerts par les collègues du Département, de divers départements de la Faculté des Lettres et de l’histoire économique dans la Faculté des SES.

En 2011/12, l’unité a profité de la présence d’une professeure invitée par la Maison de l’Histoire. Madeleine Herren de l’Université de Heidelberg, experte très reconnue de l’histoire des organisations internationales, a animé un séminaire de Master et donné plusieurs conférences lors de son séjour en automne 2011. Notre unité a également profité des enseignements de Jérôme Bourgon, Directeur de recherche au CNRS Lyon et spécialiste de l’histoire de la Chine, dont le mandat de chargé de cours a été renouvelé pour l’année actuelle.

La rentrée verra beaucoup de changements dans les couloirs de la rue Saint-Ours. Jean-François Fayet, ancien maître-assistant et MER suppléant, ainsi que les deux assistants Alix Heiniger et Damiano Matasci arrivent à la fin de leurs mandats. Nous les remercions pour tout ce qu’ils ont fait pour notre Département et leur souhaitons beaucoup de chance pour la suite de leur carrière professionnelle. En même temps, nous aurons le grand plaisir d’accueillir un nouveau professeur dont la nomination est en cours en la personne de Ludovic Tournès qui quitte l'Université Paris-Ouest pour ‘monter’ à Genève. Spécialiste des relations culturelles, scientifiques et philanthropiques entre les Etats-Unis et la France, il renforcera encore l’orientation transnationale de l’unité. Irène Herrmann, quant à elle, partagera son nouveau mandat de professeure associée entre l’histoire suisse et l’histoire contemporaine. Par ailleurs, deux nouvelles assistantes, Consuelo Frauenfelder et Elodie Serna, commenceront leurs mandats. Nous leur souhaitons la plus cordiale bienvenue.

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