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Unité d'histoire contemporaine

Visuel histoire contemporaine

Depuis que le XXe siècle est devenu histoire, le champ chronologique de l’histoire contemporaine s’est considérablement allongé, commençant avec les révolutions de la fin du XVIIIe siècle et se poursuivant au-delà de la chute du mur de Berlin et des attentats du 11 septembre. L’ouverture progressive de nouvelles archives comme celles de la guerre d’Algérie, de Mai 68 ou des pays du bloc soviétique offre de nouveaux espaces et thématiques de recherches.

Le lien avec l’actualité, qui caractérise l’histoire contemporaine s’est renouvelé sans s’affaiblir. La présence du passé récent place l’historien(ne) au cœur d’une réflexion qui agite la société civile et médiatique comme les milieux politiques et économiques. Les historiens du contemporain sont souvent sollicités pour donner leur avis sur une actualité difficile à comprendre sans en connaître l’histoire. En retour cette actualité suscite de nouvelles interrogations qui font évoluer les champs de recherche. La « mondialisation » actuelle conduit ainsi les historiens à interroger le cadre national, les pousse à dépasser les frontières des Etats et à développer des approches transnationales. C’est donc un moment privilégié pour faire des études en histoire et se préparer à mieux comprendre le présent à partir d’une meilleure connaissance du passé.

L’unité d’histoire contemporaine dispose des moyens pour appréhender cette période dans toute sa complexité. Les compétences des enseignants permettent une vision plurielle du passé, tant du point de vue méthodologique qu’en ce qui concerne les espaces géographiques et culturels abordés. L’unité compte plusieurs spécialistes des relations et organisations internationales, des sociétés américaines et européennes ; ses membres s’intéressent à l’histoire des transferts culturels, intellectuels, sociaux, à celle de la mémoire et aux diverses expressions du politique. L’existence à Genève d’archives locales, nationales et surtout internationales offre des possibilités uniques de recherche sur sources primaires. Plusieurs projets de recherche, financés par des sources financières extérieures, témoignent d’ailleurs de l’excellence de nos collègues et de leur rayonnement international.

Outre ses enseignements pour les étudiant(e)s en Lettres, l’unité offre aussi, conjointement avec la Faculté des SES et la Faculté de Droit, des enseignements destinés aux étudiant(e)s du Bachelor en relations internationales (BARI), assurant ainsi la place de l’histoire contemporaine dans ce diplôme prestigieux. Enfin plusieurs enseignants du département collaborent aux enseignements de l’Institut européen de l’Université de Genève, témoignant du rôle pivot de l’histoire contemporaine dans les études internationales à Genève.

En 2010/11, l’unité a profité de la présence de deux professeurs invités dont les séjours ont été financés par la Maison de l’Histoire. Les experts de l’histoire des savoirs et des sciences, Eric Brian (EHESS, Paris) et Dominique Pestre (EHESS, Paris), ont donné des conférences et animé des ateliers ; ils nous ont aidés à approfondir les liens avec des collègues historiens dans d’autres Facultés. A la fin de l’année académique, le professeur Wladimir Berelowitch a pris sa retraite. Pendant onze ans, ce spécialiste de l’histoire russe du 18e au 20e siècle a enrichi l’enseignement et la recherche à Genève dans une unique combinaison d’activités entre l’unité de russe, l’Institut européen et notre département.

Pendant l’année 2011-2012, l’unité continuera d’offrir un vaste éventail de cours et de séminaires portant sur des thématiques internationales et transnationales ainsi que sur des zones géographiques diverses : Europe au sens large (y compris la Russie), Amériques et Asie ; ces derniers enseignements seront assurés par Jérôme Bourgon, Directeur de recherche au CNRS, en tant que nouveau professeur suppléant. Par ailleurs, notre unité accueillera l’assistante Ombelyne Dagicour et l’assistante suppléante Mari Carmen Rodriguez comme nouvelles collègues. Nous leur souhaitons notre plus cordiale bienvenue.