Leçons inaugurales

DANS LE CADRE DES JEUDIS DE LA FACULTÉ

Jeudi 30 mars 2017 - 12h30
CMU - Auditoire A 250

Carole BOURQUIN

Professeure ordinaire
Immunopharmacologie du cancer, Section des sciences pharmaceutiques, EPGL,
Faculté des sciences UNIGE
Département d’anesthésiologie, pharmacologie et soins intensifs,
Faculté de médecine UNIGE

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«L’immunothérapie, une nouvelle stratégie contre le cancer»

Flyer Bourquin
Affiche Bourquin

ÉCOUTEZ LA CONFÉRENCE

Les traitements conventionnels contre le cancer tels que chimiothérapie, radiothérapie et chirurgie ont tous pour cible les cellules cancéreuses elles-mêmes, qu’il s’agit d’éliminer. L’immunothérapie est une nouvelle approche qui a pour cible le système immunitaire et vise à renforcer les défenses de notre corps pour qu’il attaque et rejette lui-même le cancer. Ce nouveau concept, dont les premiers pas cliniques datent d’à peine 6 ans, montre des résultats très encourageants pour certains types de cancer, même à des stades très avancés. Le domaine de l’immunothérapie est actuellement en pleine expansion et promet un nouvel arsenal thérapeutique d’ici à quelques années. Lors de sa leçon inaugurale, la Professeure Bourquin détaillera quelques-uns des récents succès dans ce domaine et présentera les traitements actuellement en phase de développement. Elle parlera également des risques encore mal connus liés à ces thérapies innovantes et présentera ses projets de recherche, cliniques comme fondamentaux, qui contribuent à cette avancée majeure de la médecine.

Biographie
Carole Bourquin effectue ses études de médecine et son doctorat à Genève. En 2000, elle obtient un PhD de biologie à l’institut Max-Planck de neuroimmunologie à Munich, avant de terminer sa formation en pharmacologie clinique à la Ludwig-Maximilians-Universität München. En parallèle, elle met sur pied son propre groupe de recherche à Munich pour étudier l’immunothérapie du cancer. En 2011, elle revient en Suisse en tant que professeure ordinaire de pharmacologie à l’Université de Fribourg, où elle devient rapidement vice-présidente du Département de médecine. Elle œuvre également à l’Hôpital fribourgeois où elle fonde et dirige l’unité de pharmacologie clinique. Depuis août 2016, Carole Bourquin est professeure ordinaire de pharmacologie à l’Université de Genève, nommée conjointement par les facultés des sciences (Section des sciences pharmaceutiques) et de médecine (Département d’anesthésiologie, pharmacologie et soins intensifs). Ses travaux de recherche pionniers en immuno-oncologie sont soutenus par le Fonds National de la Recherche Scientifique, Oncosuisse et le programme de recherche européen Horizon 2020. Elle est membre de plusieurs réseaux scientifiques dont le pôle de recherche national Bioinspired Nanomaterials et le réseau européen IMMUTRAIN.

 


 

Jeudi 13 octobre 2016 - 12h30
CMU - Auditoire C150

Christoph HUBER

Professeur ordinaire
Département de chirurgie, Faculté de médecine UNIGE
Médecin-chef du Service de chirurgie cardio-vasculaire, HUG

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«La chirurgie cardiaque moderne, durable et de qualité: un kaléidoscope»

Flyer Huber
Affiche Huber

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Jamais les progrès dans le domaine de la médecine cardiaque n’ont été aussi rapides qu’aujourd’hui. Chaque année, une multitude de nouvelles technologies voit le jour. Et il est vrai qu’il devient de plus en plus difficile de garder une vue d’ensemble ainsi que de répondre à la question principale: sont-elles toutes à l’avantage du patient?
La chirurgie cardiaque, quant à elle, a continuellement amélioré ses techniques opératoires mais sans jamais perdre de vue les résultats d’excellence qu’elle produit au quotidien depuis bientôt 50 ans. La chirurgie traite avec la plus grande efficacité la maladie coronarienne avec la même simplicité que les maladies des valves du cœur ou encore l’insuffisance cardiaque et les dissections de l’aorte. Lors de sa leçon inaugurale, le Professeur Huber présentera un kaléidoscope des différents traitements de chirurgie cardiaque moderne, de la prise en charge de la maladie coronarienne aux techniques de reconstruction de valve, en passant par les approches dites «minimales invasives et percutanées», tout en portant un regard sur le futur de la médecine cardiovasculaire.

Biographie
Christoph Huber obtient un doctorat en médecine de l’Université de Bâle en 1999 et, en parallèle, un diplôme américain de médecine. Il poursuit sa formation en chirurgie cardiaque à Berne (Inselpital), Lausanne (CHUV), Sion, Boston (Harvard Medical School/Brigham and Women’s Hospital) et Londres. En 2009, il rejoint le Service de chirurgie cardiovasculaire de l’Inselspital où il dirige le programme de valve transcathéter chirurgical. Il est en outre responsable de la formation des jeunes chirurgiens cardiaques, et reçoit en 2014 la distinction de «meilleur formateur en chirurgie cardiaque de Suisse» de l’Institut suisse pour la formation médicale post-graduée et continue. Clinicien de très grande expérience, il est l’un des chirurgiens cardiaques suisses avec la plus grande activité, effectuant plus de 300 interventions par an. Par ailleurs, ses travaux de recherche portent sur les nouvelles techniques cardio-chirurgicales et hybrides ainsi que sur l’amélioration des résultats chirurgicaux. Il développe en effet des approches minimalement invasives, en particulier par la voie transapicale, un des domaines pour lesquels il a obtenu de nombreux prix et bourses de recherche (FNS, Cardiomet). Il est aussi très actif au sein des sociétés suisse et européenne de sa spécialité. En mai 2016, il est nommé professeur ordinaire au Département de chirurgie de la Faculté de médecine de l’UNIGE et chef du Service de chirurgie cardiovasculaire des HUG.


Jeudi 22 septembre 2016 - 12h30
CMU - Auditoire A250

Marc RIGHINI

Professeur ordinaire
Département de médecine internes des spécialités, Faculté de médecine UNIGE
Médecin-chef du Service d'angiologie et hémostase, HUG

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La thrombose veineuse et l’embolie pulmonaire constituent les deux facettes de la maladie thromboembolique veineuse. De multiples facteurs peuvent en augmenter le risque comme les interventions chirurgicales, les traumatismes importants, les cancers et leur traitement, la contraception orale, la substitution hormonale ou les alitements prolongés. Parmi les autres facteurs de risques moins importants, les voyages de longue durée, en particulier en avion, ont été incriminés au point de recevoir le nom de «syndrome de la classe économique». Cependant, des études réalisées dans les aéroports montrent que l’incidence des thromboses et embolies pulmonaires liées au transport aérien demeure extrêmement basse. De plus, le risque serait davantage lié à la longueur du trajet qu’au moyen de transport en lui-même. Lors de sa conférence, le professeur Righini présentera les dangers réels de développer une thrombose ou une embolie pulmonaire ainsi que les mesures permettant d’en limiter les risques lors de longs trajets, tels que porter des vêtements amples, réaliser régulièrement des mouvements de flexion plantaire et dorsale des chevilles, se lever régulièrement, éviter les sédatifs, ou s’hydrater correctement. Il donnera également un aperçu plus large de la maladie et des moyens de la prévenir.

Biographie
Marc Righini effectue ses études de médecine à Genève. Il obtient son diplôme en 1994, complété par des spécialisations en médecine interne (FMH en 2000) et en angiologie-hémostase (FMH en 2001). Il effectue ensuite un stage aux CHU de Montpellier et Nîmes dans le but d’acquérir des compétences en échographie vasculaire. Responsable de l’unité d’angiologie des HUG depuis 2012, il prend la tête du Service d’angiologie et hémostase en 2015. Ses recherches concernent essentiellement les maladies thromboemboliques veineuses, notamment le diagnostic et le traitement de l’embolie pulmonaire et de la thrombose veineuse profonde. Membre de plusieurs sociétés savantes nationales et internationales, il anime également de nombreuses collaborations scientifiques en Europe et au Canada. Privat-docent au Département de médecine interne des spécialités de la Faculté de médecine de l’UNIGE en 2006, il est promu à la fonction de professeur assistant en 2014, avant d’être nommé professeur ordinaire en novembre 2015.


 Jeudi 12 mai 2016 - 12h30
CMU - Auditoire A250

Jules DESMEULES

Professeur ordinaire
Département d’anesthésiologie, pharmacologie et soins intensifs, Faculté de médecine UNIGE et HUG
Médecin-chef du Service de pharmacologie et toxicologie cliniques, HUG

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Lors de l’administration concomitante de deux ou plusieurs médicaments, l’efficacité de l’une ou l’autre de ces substances peut augmenter ou diminuer. Ces interactions médicamenteuses, quand elles ne sont pas dépistées, peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé des patients. Avec l’amélioration globale de la qualité des soins et du nombre grandissant de médicaments qu’impliquent les traitements d’aujourd’hui, il devient donc essentiel de mieux connaître ces mécanismes pour les détecter à temps. De plus, la généralisation des médicaments dits «à marge thérapeutique étroite», dont la dose minimale efficace est très proche de la dose maximale tolérable par l’organisme, implique qu’une variation, même légère, d’un médicament peut entraîner des effets indésirables, voire graves. Cela peut contribuer, en plus d’éventuelles prédispositions génétiques, à une plus grande vulnérabilité face au risque d’interaction et à un dosage non adapté de médicaments. Une meilleure connaissance des mécanismes d’interactions médicamenteuses permet assurément d’anticiper et de prévenir des situations critiques et d’en minimiser les risques. Cette présentation soulignera par ailleurs la nécessité d’adopter systématiquement une attitude pro-active et préventive, plutôt que réactive, afin d’améliorer la qualité de la prescription médicamenteuse.

Biographie
Jules Desmeules effectue ses études de médecine à Genève, où il obtient son diplôme en 1987 et son doctorat en 1991. Il poursuit sa formation clinique aux HUG, à l’INSERM et à l’hôpital Saint-Antoine à Paris. Il obtient les titres FMH de médecine interne générale ainsi que de pharmacologie et toxicologie clinique en 1995. En 1996, il est nommé médecin adjoint au Service de pharmacologie et toxicologie cliniques des HUG, service dont il prend la tête en 2015 après avoir été responsable du Centre d’information thérapeutique et de pharmacovigilance et de l’Unité d’investigation clinique du Centre de recherche clinique des HUG. Privat-docent de la Faculté de médecine de l’Université de Genève depuis 1998, il est nommé professeur associé en 2009, puis professeur ordinaire au sein des facultés de médecine et des sciences depuis octobre 2015. Très impliqué dans l’enseignement pré- et post-gradué, il participe également à la formation des infirmiers et sages-femmes de la Haute école de santé. Sur le plan de la recherche, il travaille sur la variabilité de l’efficacité et la sécurité des médicaments, et en particulier sur les relations entre facteurs génétiques impliqués dans la variabilité du métabolisme des analgésiques, ainsi que sur les facteurs de dysfonctionnement neurophysiologiques dans le domaine des douleurs chroniques.


 

Jeudi 10 mars 2016 - 12h30
CMU - Auditoire A250

Didier HANNOUCHE

Professeur ordinaire
Département de chirurgie, Faculté de médecine UNIGE et HUG
Médecin-chef du Service de chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil moteur, HUG

Hannouche

«Bio-prothèses articulaires: mythe ou réalité?»

Le traitement des lésions focales du cartilage reste un sujet controversé et d’actualité. De nombreuses stratégies thérapeutiques ont été proposées au cours des vingt dernières années, mais leur efficacité reste limitée à des lésions cartilagineuses de petite taille. Les approches de thérapie cellulaire ont pour ambition la régénération complète de la lésion par l’implantation soit de cellules chondrogéniques, soit de véritables tissus fonctionnels fabriqués en laboratoire à partir de cellules souches mésenchymateuses et de matériaux supports résorbables fabriqués par imprimante 3D. Ces approches représentent une voie d’avenir et ouvrent des perspectives exaltantes pour le traitement d’un grand nombre de patients. Cette conférence fera le point sur les avancées récentes en matière de régénération des tissus ostéo-articulaires et sur les obstacles encore à franchir pour disposer de tissus dont la composition et la structure reflètent celles du cartilage natif.

Biographie
Didier Hannouche effectue ses études de médecine à Paris et Boston, où il suit un double parcours en chirurgie et en recherche fondamentale. Il obtient un Doctorat ès Sciences, puis une habilitation à diriger les recherches. Nommé professeur des Universités en 2009, il exerce au sein du Service de chirurgie orthopédique et traumatologique de l’Hôpital Lariboisière à Paris, tout en étant directeur adjoint d’un laboratoire affilié au CNRS. Spécialiste de la chirurgie de la hanche et du genou, il a également développé une expertise en traumatismes sportifs, en reconstructions osseuses et ostéo-articulaires et en chirurgie tumorale. Ses travaux de recherche portent sur l’ingénierie tissulaire, et plus particulièrement sur les cellules souches mésenchymateuses dans la réparation de l’os et du cartilage. Sur le plan de l’enseignement, il a notamment contribué à la mise en place d’un enseignement post-gradué national sur les sciences fondamentales en chirurgie orthopédique. Major de l’internat de chirurgie en France à 24 ans, il a reçu de nombreuses autres distinctions internationales dont, en 2001, le Partners in Excellence Award attribué lors de son séjour dans le Laboratory for Tissue Engineering and Organ Fabrication (Université de Harvard). En novembre 2015, Didier Hannouche est nommé Chef du Service de chirurgie orthopédique et traumatologie de l’appareil moteur des HUG, et professeur ordinaire au Département de chirurgie de la Faculté de médecine.


Vendredi 18 mars 2016
17h00, CHUV - Lausanne
Auditoire César Roux  
(symposium scientifique dès 15h30)

CURML (Centre universitaire romand de médecine légale):
Silke Grabherr succède à Patrice Mangin - Leçons communes

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Leçon inaugurale de Silke Grabherr

Professeure ordinaire à la Faculté de médecine de l'Université de Genève
et à la Faculté de biologie et médecine de l'Université de Lausanne
Directrice du Centre universitaire romand de médecine légale (CURML)
Cérémonie conjointe avec Patrice Mangin

«La médecine légale par l'image: mythe ou réalité?»

 

Leçon d'adieu de Patrice Mangin

Professeur honoraire à la Faculté de médecine de l'Université de Genève et la Faculté de biologie et médecine de l'Université de Lausanne
Directeur sortant du CURML
Cérémonie conjointe avec Silke Grabherr

«Médecine légale d'hier, d'aujourd'hui et de demain»

 


Jeudi 11 février 2016 - 12h30
Auditoire C150

Mathieu NENDAZ

Professeur ordinaire
Directeur de l’Unité de développement et de recherche en éducation médicale (UDREM)
Département de médecine interne générale, réhabilitation et gériatrie, Faculté de médecine UNIGE

Nendaz

«Pourquoi la formation médicale prégraduée
ne peut se passer du milieu clinique»

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L’apprentissage en milieu clinique est souvent présenté comme une étape incontournable de la formation médicale, et il semble fort logique qu’il en soit ainsi. Cependant, notamment dans le cadre de réflexions sur l’augmentation du nombre d’étudiants en médecine, la nécessité de mettre les étudiants en stages plutôt que d’utiliser d’autres pratiques est sujet à questionnement. Par exemple, l’utilisation de pratiques simulées pourrait-elle remplacer cette immersion en milieu clinique dans une certaine mesure? De plus, s’il semble naturel de confronter les futurs médecins au milieu pratique durant la formation, les conséquences d’une telle immersion ne sont souvent pas très connues. Quels effets cette exposition a-t-elle vraiment? Quelles sont les conditions pour en augmenter la portée et l’effet? Quels seraient les risques de se passer d’une telle exposition? Durant cette conférence, le professeur Nendaz exposera quelques cadres théoriques qui sous-tendent la formation en milieu pratique et détaillera les effets attendus de cette phase de formation, en lien avec les évidences les plus récentes sur la formation médicale. text

Biographie
Mathieu Nendaz obtient son diplôme fédéral de médecine à Genève, puis se spécialise en médecine interne. Son intérêt pour la pédagogie médicale l’amène à Chicago, où il obtient un Master of Health Professionals Education (MHPE) en 1999. Médecin adjoint agrégé dans le Service de médecine interne générale des HUG, il occupe une double fonction à la Faculté de médecine, d’une part en enseignant au Département de médecine interne générale, réhabilitation et gériatrie, d’autre part en étant très impliqué dans l’UDREM (Unité de développement et de recherche en éducation médicale). Ses domaines de recherche concernent autant la médecine clinique que l’éducation médicale. Ses travaux sur la décision médicale, le raisonnement clinique et l’approche interdisciplinaire ont fait l’objet de plusieurs publications et ont contribué à sa reconnaissance internationale dans ce milieu. En plus de ses charges cliniques, Mathieu Nendaz se consacre à la formation médicale des futurs médecins par un enseignement direct, une supervision au lit du malade, le développement de formats et de matériel d’enseignement, et des responsabilités d’organisation du curriculum médical. Mathieu Nendaz a repris la direction de l’UDREM et a été nommé Professeur ordinaire en octobre 2015.

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