Thèses

Magali BOSSI                        

Titre :

Directeur.trice :  Jérôme David (Unige) / Emmanuel Lozerand (Unige et Inalco)

Date de la soutenance :  soutenance prévue début 2022

Résumé : Cette thèse de doctorat, réalisée sous la direction du Prof. Jérôme David et du Prof. Emmanuel Lozerand, se situe à mi-chemin entre l’histoire littéraire et la morphologie comparée. Elle a pour objectif d’examiner les nombreuses appropriations du haïku en France, au cours de la première moitié du XXe siècle, tout en réinscrivant ces transpositions dans le contexte esthétique, littéraire, social et politique de l’époque : engouement pour le japonisme, sillage de Mallarmé et des Symbolistes, émergences des avant-gardes, choc de la Première Guerre mondiale… Ma recherche entend considérer le transfert transnational d’une forme poétique extrêmement brève, définie le plus souvent comme un petit poème japonais et porteuse en français de caractéristiques identifiables, mais inégalement modulées au cours de la période : versification en 5-7-5, présence d’une référence saisonnière (kigo) et d’une coupe induisant à la fois montage et surprise (kireji). L’analyse textuelle rapprochée du corpus permettra ainsi de mettre en évidence les différents glissements que le haïku a connu en France, au début du XXe siècle.

 

Adrien MANGILI

Titre : « Vaine superstition » et / ou « physique pratique » : l’ambivalence de la magie naturelle chez les libertins [titre provisoire]

Directeur.trice :  Frédéric Tinguely

Date de la soutenance :   prévue en juin 2022

Résumé :  La magie naturelle est un phénomène de la Renaissance, qu’on définit généralement comme la science licite des propriétés occultes de la nature. Ses résonances libertines (1600-1650) n’ont jamais fait l’objet d’une véritable étude, alors qu’elle occupe une place centrale dans l’épistémologie des XVIe et XVIIe siècles. Si elle est parfois l’objet de la satire – parce que superstitieuse et mystificatrice –, elle est aussi et surtout un outil pour naturaliser le surnaturel chrétien. Ainsi, elle est non seulement le paradigme duquel on s’éloigne, mais aussi une modalité de cet éloignement. C’est pourquoi ses usages polémiques méritent d’être étudiés avec la minutie de l’analyse textuelle.

 

Pauline METTAN                              

Titre : La pensée du nom dans À la Recherche du temps perdu de Marcel Proust : un basculement épistémologique

Directeur.trice : Nathalie Piégay

Date de la soutenance : soutenance prévue en 2023

Résumé : Ma thèse de doctorat, réalisée à Genève sous la direction de la Prof. Piégay, porte sur la dimension épistémologique de l’œuvre de Marcel Proust. Elle a pour ambition de montrer que la réflexion de Proust sur le nom propre témoigne de plusieurs déplacements de la pensée qui trouvent, à la même époque, en France, de forts échos dans d'autres champs disciplinaires : l’histoire (émergence de l’école des Annales et rapprochement avec la géographie), la philosophie (réception importante du pragmatisme en France) et la linguistique (développement de l’approche structuraliste de Saussure). Ces trois révolutions épistémologiques, qui ont pour effet d’accorder une place centrale à la synchronie au détriment de la diachronie et d’attribuer au langage un rôle déterminant dans la construction du réel, m’incitent à proposer une nouvelle lecture du corpus proustien, affranchie des interprétations formalistes et idéalistes qui ont longtemps occupé le terrain de la critique. Le roman proustien, en retour, permettrait de repenser les liens entre ces trois disciplines ainsi que leurs conditions d’émergence au début du XXe siècle.

 

Benjamin PAUL                                

Titre :  Le sens du poème. Étude sur l'obscurité sémantique dans la poésie moderne et contemporaine d'expression française (XIXe-XXIe[provisoire]

Directeur.trice :  Martin Rueff

Date de la soutenance :  prévue en 2025 [provisoire]

Résumé :  Ce travail de thèse se donne pour ambition d'étudier les phénomènes de complication du sens qui ont marqué la poésie d'expression française, et continuent parfois de la marquer, notamment dans les sillages de Mallarmé et du Rimbaud des Illuminations. Ces deux figures, dont on sait à quel point elles sont incontournables au sein du paysage poétique français depuis maintenant un siècle et demi, ont régulièrement appelé, plus ou moins directement, par la difficulté littérale de leurs textes, des prises de position théoriques et / ou pratiques concernant la question de l'obscurité sémantique dans le poème. L'objectif de cette thèse est d'esquisser – en partant de ces constats bien connus, qui relèvent d'une histoire canonique des formes littéraires – une réflexion générale sur ce type particulier de phénomènes, sur leurs ressorts formels, sur leurs implications pragmatiques, ainsi que sur leur place globale en poésie.

 

Yasmine ATLAS                                

Date de la soutenance : thèse en cours

 

Lavinia CAIROLI

Date de la soutenance : thèse en cours        

 

Marie KONDRAT                              

Date de la soutenance : thèse en cours

 

Ralph MUELLER        

Date de la soutenance : thèse en cours

 

Laura ROUX

Date de la soutenance : thèse en cours      

 

Nicolas WITTWER                            

Date de la soutenance : thèse en cours