Recherches soutenues

En 2013, le «Fonds universitaire Maurice Chalumeau» a lancé un appel à projets interdisciplinaires portant sur les «désirs sexuels singuliers» pour une durée de trois ans. Une des deux recherches sélectionnées était dirigée par par les professeurs: David Sander (Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation, UNIGE) et Francesco Bianchi-Demicheli (Faculté de médecine, UNIGE), sous le titre:

 «Components of reward and variations in sexual desire: behavioural and neural dissociations between the "wanting" and the "liking" systems in the elicitation of sexual desire" (2013-2017)»

Montant octroyé: CHF 246'000.00.-

Équipe de recherche: Vanessa Sennwald

Cette recherche a mobilisé le modèle bien établi en neuro-sciences de reward-associated stimulus : comment le sujet se conduit-il quand il perçoit une récompense de plaisir possible? L'originalité de cette recherche est d'avoir appliqué ce modèle au rapport entre le désir et la satisfaction sexuelle et d'apporter ainsi une connaissance nouvelle sur les variations d’intensité de ce désir. Elle teste le modèle du reward stimulus en partant de l’hypothèse qu'un dysfonctionnement dans le rapport du wanting au liking peut éclairer des modes de désir sexuel atrophiés ou hypertrophiés.

Cette recherche s’articule sur une distinction entre désir et plaisir: comment passe-t-on de l’un à l’autre? Le désir est-il fonction du plaisir espéré? Peut-il y avoir désir sans recherche de plaisir, et quel est alors l’effet de la dissociation? La portée de cette recherche est importante tant sur le plan scientifique que sur son application dans la clinique des troubles sexuels.

Au-delà du domaine de la sexualité humaine, cette recherche contribue aux champs, actuellement en plein développement, sur la dynamique du reward, dans l’espèce humaine ou chez les animaux.

Thèse:

Vanessa Sennwald, Reward processing in sexual desire, Université de Genève. Thèse, 2017, 137 p.

Articles scientifiques:

Exposition:

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Quel sujet d’attention plus universel que l’amour ? Énigmatique, moteur tout-puissant de tant d’histoires, l'amour semble particulièrement difficile à cerner. "De l'amour", exposition présentée au Palais de la découverte - Paris du 8 octobre 2019 jusqu'au 27 septembre 2020 a questionné ce mystérieux sentiment en s'appuyant sur des travaux scientifiques et artistiques.

Parmi les partenaires de l'exposition on retrouve le Centre interfacultaire sciences affectives de l'Université de Genève au sein duquel l'étude de recherche sus-cité a été élaboré.

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