Le traducthon se déroule sur un jour et demi, un vendredi après-midi suivi d’un samedi complet. Il mobilise une cinquantaine d’étudiant-es réparti-es en cinq équipes d’une dizaine de personnes. Chaque équipe se voit confier une mission de traduction issue d’un mandat réel, avec un corpus conséquent, d’environ une trentaine de pages, portant sur un thème à forte dimension sociétale — en l’occurrence, un document stratégique sur l’égalité de genre, initialement produit par une institution suisse.
Le vendredi est consacré à la mise en place du projet. Après une séance d’introduction expliquant le déroulement et les rôles possibles, les étudiant-es reçoivent leur affectation en fonction de trois préférences exprimées au préalable. Cinq rôles principaux sont définis au sein de chaque équipe : gestionnaire de projet, spécialiste des technologies, terminologue, traducteur/trice et réviseur/euses. Des sous-équipes intergroupes sont constituées pour les terminologues et les spécialistes des technologies, afin de faciliter les échanges méthodologiques. Une dernière équipe, transversale, est chargée de la communication : elle réalise des interviews, prend des photos, alimente les réseaux sociaux et documente l’expérience de l’intérieur.
Le samedi, les équipes entrent dans la phase opérationnelle. À partir du corpus initial et d’une feuille de route précise, elles doivent répartir le travail, établir un devis, préparer la traduction à l’aide d’une mémoire issue de la version précédente du texte, effectuer une extraction terminologique thématique et produire la traduction finale. L’ensemble du processus repose sur l’utilisation d’outils professionnels déjà abordés dans les cours (logiciels de TAO, bases de données terminologiques, systèmes d’analyse comparative, etc.). L’activité se conclut par une brève présentation orale de chaque équipe, centrée sur les problèmes rencontrés, les solutions mises en place et la dynamique de groupe, suivie d’un moment convivial et d’une remise de prix soulignant les compétences transversales observées : meilleure gestion du budget, esprit d’équipe, communication client, créativité ou encore gestion du stress.
L’évaluation repose sur la présence active des étudiant-es durant toute la durée du traducthon et sur leur implication dans la restitution orale. Aucun travail écrit n’est exigé, mais un questionnaire d’évaluation doit être rempli à l’issue de l’événement.