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Gina Potarca

Gina Potarca is an Ambizione research fellow. She obtained her PhD degree at the University of Groningen (the Netherlands) in 2014. Her research interests revolve around the application of digital, multilevel, and longitudinal methods for the study of assortative mating, the social effects of the digital revolution, and mental health.

 

Title of Ambizione project (2018-2022), SNSF ref. PZ00P1_174197: How Does the Internet Change Modern Romance?

Summary: In recent years, Internet dating, particularly through dating websites, social media, or phone dating apps, became one of the most common ways of searching for a partner. Social commentators are heavily debating about the ways in which new technologies alter the nature of partnering. There are strong claims that the Internet is widening socio-economic inequalities (as the wealthy can more easily match up with the wealthy), and threatening the existence of committed relationships (as an overload of choice makes people unable to invest in a single connection). Until now, scientific research has failed to join the discussion, mainly focusing on early-stage patterns in online dating preferences and messaging, with little attention given to final outcomes. This project will comprehensively study the consequences of this new context of mate search and selection, and address two fundamental questions: First, does the Internet contribute to the reproduction of social inequalities in marriage? And second, do new technologies foster an overall decline in commitment in partnerships? The project uses advanced statistical tools and unique panel data on where couples met and where singles search for a partner in the U.S., Japan, Germany and Switzerland, as well as digital trace data. By means of these data it is for the first time possible to track Internet-related partnering processes over time and across different countries, with a proper longitudinal design and a consideration of selection effects. How online instruments are used in the formation and development of relationships will have implications for people’s well-being, health, reproductive behavior, but also for the reproduction of inequality within populations. Understanding any potential shifts that the Internet might trigger in modern romance, with far-reaching and long-term implications on socio-demographic change, is thus imperative.

 

Project publications:

  • Potarca, G. (2020). Online Dating is Shifting Educational Inequalities in Marriage Formation in Germany. Demography. Accepted.
  • Potarca, G. (2020). The Demography of Swiping Right. An Overview of Couples Who Met through Dating Apps. PLOS ONE. doi: journal.pone.0243733.

 

Working papers:

  • Potarca, G., & Sauter, J. The Mental Health of Swiping Right. The Association between Use of Dating Apps and Depressive Symptoms and Stress. Book chapter in preparation to be included in Skopek, J. (Ed.). Research Handbook on Digital Sociology.
  • Potarca, G., & Ishida, H.  Does Searching Online Improve Transitions to Partnerships in Japan? Manuscript in preparation.
  • Potarca, G., & Hook, J. Online Dating Challenges Gendered Marital Practices. Manuscript in preparation
  • Potarca, G., & Widmer, E. Internet and Social Media Use among Young Adults in Switzerland. A Large-Scale Longitudinal Study. Manuscript in preparation.

 

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Gina Potarca est collaboratrice scientifique Ambizione. Elle a obtenu son doctorat à l'Université de Groningen (Pays-Bas) en 2014. Ses intérêts de recherche portent sur l'application des méthodes digitales, multi-niveaux et longitudinales pour l'étude de la formation et la composition des mariages, les effets sociaux du numérique, et la santé mentale.

 

Titre du projet Ambizione (2018-2022), FNS ref. PZ00P1_174197: Internet a-t-il modifié les rapports amoureux ?

Au cours des dernières années, la drague sur Internet, en particulier via les sites de rencontre, les réseaux sociaux, et les applications sur smartphone, est devenue un des moyens les plus répandus de rechercher un·e partenaire. Cela a profondément transformé les dynamiques de rencontres, en offrant une abondance sans précédent d’opportunités, à moindre effort et sans intervention de tiers. Les observateurs débattent vivement des altérations que les nouvelles technologies provoqueraient sur l’essence-même des rapports amoureux. Certains affirment qu’Internet creuserait les inégalités socioéconomiques (en connectant les plus avantagés avec des personnes de même profil), et menacerait l’existence de relations stables (une offre illimitée de choix possibles rendant les gens incapables de s’investir dans une histoire d’amour exclusive). Jusqu’à présent, la recherche scientifique ne s’est pas illustrée dans cette discussion ; elle s’est surtout intéressée aux critères de recherche et aux premiers échanges dans les phases initiales des contacts en ligne, sans regarder sur quoi ils débouchaient. Le projet étudie de manière approfondie les conséquences de ce nouveau contexte de quête et de sélection de partenaires amoureux. Il pose deux questions fondamentales : en premier lieu, est-ce qu’Internet contribue à la reproduction des inégalités sociales à travers le mariage ? Et deuxièmement, est-ce les nouvelles technologies entraînent un déclin général de l’engagement dans une relation suivie ? Ces deux interrogations visent à mieux comprendre si les rencontres sur Internet changent le profil des personnes qui se mettent en couple, à voir qui s’assemble avec qui, et pour combien de temps. Les manières dont les gens utilisent les outils en ligne pour entrer en contact et construire leurs relations amoureuses ont des répercussions sur leur bien-être, leurs comportements reproductifs, mais aussi sur la reproduction des inégalités au sein des populations. Il est donc impératif de comprendre toute mutation potentielle que l’utilisation d’Internet risque d’entraîner dans le paysage amoureux contemporain, ce qui pourrait impliquer également des conséquences étendues à long terme sur l’évolution sociodémographique. Le projet utilise des données de panel suisses, américaines, allemandes et japonaises, ainsi que des données digitales. L’étude permettra de retracer pour la première fois les processus de rencontre en ligne dans le temps et à travers différents pays, de manière rigoureusement longitudinale et en portant une attention spécifique aux effets de sélection.