Faculté & Cité

SDS Podcasts

Les podcasts de la Faculté des Sciences de la Société proposent des entretiens avec nos chercheuses et chercheurs sur des thématiques de sciences sociales, des éclairages et des idées pour faire réfléchir au monde dans lequel nous vivons.  

 

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"La chaire en toponymie inclusive Dénommer le Monde", avec Prof. Frédéric Giraut

octobre 2021

La chaire en toponymie inclusive « Dénommer le Monde » constitue une reconnaissance pour un champ émergent : celui de l’étude non pas seulement des noms de lieux, mais plutôt de la dénomination des lieux et de ses enjeux.
La dénomination d’un lieu, qu’il s’agisse d’un hameau, d’un pic, d’une rivière, d’une rue ou d’un Etat, constitue un investissement fondamental du territoire par le sens auquel le nom réfère en termes d’histoire, de culture, d’origine, de représentation. Il y a bien sûr dans ces processus de l’appropriation et corrélativement de l’exclusion de mémoires, de savoirs et d’existences.
Qu’il s’agisse du conflit autour du nom de Macédoine ou des changements de noms de rue à Carouge qui ont refabriqué un patrimoine historique original au sein de l’agglomération au détriment du passé industriel et de la visibilité des femmes, les enjeux politiques de la dénomination sont nombreux et fonctionnent à différentes échelles dans différents contextes. Les questions identitaires sont au centre des enjeux et traversent aussi les processus de marchandisation des noms de lieux et ceux de l’adressage du Monde (campagnes au Nord et quartiers informels au Sud) où se joue la visibilité de différents corpus vernaculaires face aux normes du pouvoir aménageur.

 

 

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"La démocratie par tirage au sort", avec Prof. Nenad Stojanovic

octobre 2021

Le tirage au sort était jadis – en Grèce antique, dans les républiques italiennes du Moyen-Âge, et même dans certains cantons et ville suisses jusqu’au début du 19e siècle – la méthode démocratique par excellence, utilisée pour choisir le personnel politique et/ou judiciaire. Ensuite, peu à peu, elle est tombée dans les oubliettes. Mais dans dernières années elle resurgit, notamment pour constituer des panels citoyens qui discutent d’une question politique d’actualité. Le projet "demoscan" propose de les intégrer, dans le conteste suisse, dans les institutions existantes de la démocratie directe.

 

 

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"La Grande Dépression des années 1930 et ses leçons", avec Prof. Mary O'Sullivan

juin 2021

 

 

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"La corruption politique", avec Prof. Emanuela Ceva

mai 2021

De la propagation de la kleptocratie au Venezuela à la nomination par le Président Trump de membres de sa famille à des postes de haut rang à la Maison Blanche, en passant par la monopolisation du pouvoir par le Président Lukashenko en Biélorussie, la corruption politique est omniprésente dans le monde entier - en fait, elle est pratiquement trop omniprésente et multiforme pour qu'on puisse en garder la trace.  Mais existe-t-il un noyau conceptuel commun pour toutes ces manifestations de la corruption politique ? Dans son dernier livre, Political Corruption. The Internal Enemy of Public Institutions (Oxford University Press), écrit avec Maria Paola Ferretti, Emanuela Ceva explique comment les manifestations individuelles et institutionnelles de la corruption politique ont une racine conceptuelle commune que nous ne pouvons comprendre qu'en traitant la corruption et la lutte contre la corruption comme une question d'éthique institutionnelle.  La corruption politique est le cheval de Troie qui mine les institutions publiques de l'intérieur par le biais de l'action interdépendante des fonctionnaires. Même les institutions bien conçues et légitimes peuvent dévier de leur voie si les fonctionnaires ne s'engagent pas à veiller à ce qu'ils ou elles respectent, par leur conduite, une éthique publique de la responsabilité de fonction.

 

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"Garde exclusive ou garde partagée : un libre choix parental ?", avec Dr. Olga Ganjour, Dr. Myriam Girardin, Prof. Clémentine Rossier, et Marie-Eve Zufferey

mars 2021

La garde des enfants après la séparation du couple parental a évolué ces dernières décennies vers plus d’égalité entre les ex-partenaires. Ce mouvement en faveur de la garde partagée est soutenu à la fois par le législateur, le contexte social avec notamment l’implication croissante des femmes sur le marché du travail et les normes en faveur d’une plus grande égalité entre les sexes. Néanmoins, les parents séparés font toujours face à d’importantes contraintes, qu’elles soient professionnelles, financières ou qu’elles se situent au niveau de leur représentation des rôles maternels et paternels. À travers le témoignage de 10 parents séparés vivants à Genève et l’analyse de données de deux enquêtes et des focus groupes avec des professionnels travaillant en lien avec les couples en instance de séparation, une équipe de l'Observatoire des familles de l'Université de Genève a apporté un éclairage nuancé sur les facteurs qui influencent la mise en place du mode de garde des enfants dans le contexte social et professionnel encore inégalitaire de la Suisse. Ce podcast offre un aperçu de leurs principales réflexions exposées dans un ouvrage de la collection Sociograph du Département de sociologie.

QUIZZ en lien avec ce podcast.

 

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"L'hésitation face à la vaccination à l'ère du Covid-19: Un regard sociologique", avec Dr. Michael Deml

mars 2021

Les campagnes de vaccination contre le Covid-19 ont été lancées récemment dans de nombreux pays à travers le monde. Pourtant, certaines personnes s'opposent à la vaccination, se posent des questions ou ont des doutes sur la vaccination. Dans ce podcast, Michael Deml, sociologue de la santé au Département de sociologie de l'Université de Genève, aborde la question de l'hésitation envers la vaccination, en explique les causes et les antécédents historiques, et discutent des profils socio-démographiques des personnes dites 'vaccino-hésitantes' et des enjeux de la (non)vaccination pour la société. Il finit par élaborer sur quelques sujets d'actualité dans le contexte de la pandémie COVID-19, tels que la vaccination obligatoire et le début des campagnes de vaccination contre le Covid-19 qui sont en cours.

Illustration (c) Agne Ulyte

 

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"Le technoféodalisme", avec Prof. Cédric Durand

février 2021

Au début des années 2020, les promesses de la nouvelle économie ne sont pas advenues. Les algorithmes sont omniprésents, mais ce n’est pas pour autant que le capitalisme s’est civilisé. Au contraire.
Avec la digitalisation du monde se produit une grande régression. Retour des monopoles, dépendance des sujets aux plateformes, brouillage de la distinction entre l’économique et le politique... Dans ce podcast, Cédric Durand pointe l'émergence d'un technoféodalisme.

 

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"La bande dessinée, une démarche de recherche", avec Prof. Juliet Fall

janvier 2021

Ce podcast revient sur une démarche de recherche originale qui mobilise des méthodes visuelles en sciences sociales. La Professeure Juliet Fall parle de ses deux récentes publications dans des revues scientifiques, écrites sous la forme de bandes dessinées, qui mobilisent un double langage visuel et narratif. Fenced In relate une autoethnographie des fermetures de frontières étatiques à Genève au printemps 2020 pendant la pandémie de Covid-19; Dear Carl propose une réflexion critique sur la présence de figures controversées dans la ville, en lien à des débats sur la décolonisation de la mémoire.

Liens :

 

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La responsabilité numérique, avec Prof. Jean-Henry Morin

décembre 2020

La Transition Numérique est un enjeu de société allant bien au-delà de la simple technicité de ses constituants. Ce n’est ni une révolution qui serait ponctuelle, ni une maladie de jeunesse qui va disparaître, mais bien un processus que nous devons apprivoiser pour déterminer la société de l’information dans laquelle nous voulons vivre et en aucun cas un asservissement technologique.

La technologie est un moyen qui doit être au service de l’humain. Notre capacité à en cerner les risques et les opportunités, donc à en débattre ouvertement, est essentielle à la construction d’une société numérique responsable et durable.

La Responsabilité Numérique s’impose de plus en plus comme un enjeu essentiel de gouvernance tant au niveau politique, qu’industriel et individuel. C’est donc à l’intersection de ces trois dimensions que s’inscrit aujourd’hui l’un des défis les plus importants de notre société.

 

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Quartier réservé, avec Dr. Raphaël Pieroni

novembre 2020

Au croisement de l’histoire coloniale et de la géographie urbaine, le livre dont parle ce podcast raconte et donne à voir le passé et le présent de Bousbir – le quartier réservé de Casablanca – au moyen de documents historiques, de photographies prises par Denise Bellon en 1936 et par Melita Vangelatou à la fin des années 2010. Il y interroge l’articulation entre l’architecture et la sexualité, la modernité et l’orientalisme, l’imaginaire exotique et la violence de genre. Il tente de concilier le devoir de mémoire et la nécessité de vivre en paix dans les lieux marqués par l’histoire.

 

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Matière grise de l'urbain, avec Prof. Armelle Choplin

novembre 2020

L’Afrique connaît aujourd’hui une croissance urbaine rapide qui se traduit par une multiplication des constructions en béton. Le ciment, composant essentiel de ce matériau, est devenu le symbole de cette urbanisation frénétique qui bouleverse le paysage des villes africaines. Plus qu’une simple matière inerte, il se charge d’affect et de valeurs et redéfinit les pratiques et les imaginaires de sociétés en quête d’émergence économique et de réussite sociale, alors même qu’à l’heure du dérèglement climatique des voix s’élèvent pour dénoncer une industrie cimentière aux effets destructeurs sur l’environnement.
Pour comprendre la production et la consommation grandissante de cette poudre banale devenue «or gris», Armelle Choplin nous invite à suivre les sacs de ciment sur les routes ouest-africaine, le long du corridor urbain de 500 km qui relie Accra, Lomé, Cotonou et Lagos. Depuis la carrière de calcaire jusqu’à la parcelle en chantier, l’auteure nous amène à la rencontre des géants du secteur, des investisseurs, des acteurs politiques mais aussi des maçons et des habitants qui construisent leur propre maison «en dur».
À travers l’exploration d’une filière au coeur de multiples enjeux politiques, sociaux et économiques, cet ouvrage nous appelle à repenser les rapports étroits qui lient l’urbain, l’humain et le monde.

 

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En cas de panne, avec Prof. Mathilde Bourrier et Prof. Nicolas Nova

octobre 2020

La panne, attendue et redoutée, impensée et pourtant si prévisible, anticipée et prévenue autant que possible, source d’apprentissages inépuisable, irréductible et toujours si perturbatrice, reste-t-elle un incontournable de nos sociétés ? Malgré nos efforts pour contrôler, anticiper et prévenir, les pannes constituent encore des moments de rupture, de suspens, qui menacent différents ordres productifs, techniques, symboliques et sociaux, de plus en plus hybridés. À quels nouveaux frais, notre regard sur les pannes peut-il se régénérer et embrasser de manière plus ample que ce qu’un premier inventaire, intuitif, abondamment hérité des réflexions sur nos sociétés techniciennes, nous aurait spontanément conduit à considérer ?

 

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Inscription de l'alpinisme au patrimoine immatériel de l'Unesco, avec Prof. Bernard Debarbieux

février 2020

L'alpinisme vient d'être inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Qui a porté ce projet ? Qui a-t-il fallu convaincre ? Avec quels arguments, et quels concepts ? De son côté, le massif du Mont-Blanc attend toujours aux portes du patrimoine mondial une inscription dont il est question depuis plus de vingt-cinq ans.

 

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Les mouvements sociaux, avec Prof. Marco Giugni

janvier 2020

Marco Giugni aborde le concept de mouvement social et questionne les facteurs et structures de mobilisation, et les formes d’actionsC’est l’ensemble des caractéristiques d’un régime ou de ses institutions qui facilitent ou entravent l’action collective des citoyens et citoyennes. Une des caractéristiques les plus importantes qui permet la mobilisation sociale est le degré de concentration du pouvoir étatique et la capacité de ce même État à accepter les changements qui émanent des contre-pouvoirs, notamment les mouvements sociaux.