Unité d'études japonaises

Normes bibliographiques

Rédaction de votre bibliographie

 

Une bibliographie complète sera rédigée à la fin du travail. Tous les documents cités, de quelque nature qu’ils soient (sources manuscrites ou imprimées, articles de périodique, d’encyclopédie, sites internet, etc.) doivent figurer de manière très précise dans une bibliographie. Vous pouvez également y lister des documents consultés, même non cités, s’ils constituent des références importantes pour le thème traité, sans pour autant gonfler la bibliographie de manière artificielle.

 

L’établissement d’une bibliographie est un exercice nécessaire qui réclame de la méticulosité. Vous pourrez gagner du temps en recopiant les notices fournies par les bibliothèques en ligne, mais il faudra toujours vérifier la cohérence de l’ensemble.

 

Cette bibliographie doit être organisée selon un principe logique. Il faut tout d’abord distinguer ce qui constitue votre corpus primaire du corpus secondaire :

 

1. Le corpus primaire est constitué par ce sur quoi vous travaillez. Par exemple, si vous vous proposez de réfléchir sur le film Kairo de Kurosawa Kiyoshi, le corpus primaire sera constitué par ce film, ainsi que par le roman publié par Kurosawa également, et éventuellement par des textes rédigés par le réalisateur, ou des interviews, etc.

 

2. Le corpus secondaire est constitué par les études qui vous ont aidé-e-s dans votre travail de recherche. Dans le cas du cinéma, ce corpus est constitué par des articles, des ouvrages sur le réalisateur, ou sur le genre, sur la période, etc.

 

Qu’il s’agisse du corpus primaire ou du corpus secondaire, si ces rubriques comprennent de nombreuses références, il faut les classer selon une organisation pertinente par rapport au sujet (thématique, chronologique, etc.).

À l’intérieur d’une même rubrique ou sous-rubrique, toutes les références doivent être classées par ordre alphabétique d’auteur. Quand un auteur est cité plusieurs fois dans une même rubrique, il faut adopter un ordre chronologique.

Voici quelques normes qui vous permettront de rédiger les références de manière correcte.

Il existe plusieurs styles bibliographiques, dont le style MLA qui est détaillé ci-dessous et en général adopté en lettres et sciences humaines.

Chaque référence bibliographique doit être suivie d’un point (comme une phrase).

 

a - Ouvrages

Mentionner dans l’ordre, et séparés par des virgules :

-       nom de l’auteur puis nom personnel ou prénom, avec les caractères japonais le cas échéant ;

-       titre complet en italiques, avec majuscule à l’initiale du titre et à l’initiale du premier mot plein (adjectif, adverbe ou nom), si le titre commence par un article défini (le, la, les) ;

-       lieu d’édition ;

-       nom de l’éditeur[1] ;

-       année.

Le cas échéant, vous devrez indiquer le nombre de tomes, la collection, la date de la première édition si l’édition consultée est une réédition [entre crochets après la date de l’ouvrage consulté]. Pour être plus précis-e encore, vous pouvez ajouter le nombre de pages. Si l’édition consultée est une édition révisée ou augmentée, il vaut mieux l’indiquer (éd. rev., ou éd. augm.).

 

Seuls les titres en japonais doivent être traduits en français : ces traductions seront données entre parenthèses (« entre guillemets et en romains ») si l’ouvrage n’a pas été traduit, et entre parenthèses (sans guillemets et en italiques) si l’ouvrage a été traduit.

 

Exemple :

-       Proust Jacques, L’Europe au prisme du Japon XVIe-XVIIIe siècle. Entre humanisme, Contre-Réforme et Lumières, Paris, Albin Michel, coll. « Albin Michel Histoire », 1997.

-       Ninomiya Masayuki, La Pensée de Kobayashi Hideo : Un intellectuel japonais au tournant de l’histoire, Genève / Paris, Librairie Droz, coll. « Hautes études orientales », n° II-30, 1995.

-       Hiraoka Toshio 平岡敏夫, Nihon kindai bungaku no shuppatsu 日本近代文学の出発 (« Les débuts de la littérature japonaise moderne »), Tōkyō, Hanawa shobō, coll. « Hanawa shinsho », n° 66, 1992.

-       Balmain Colette, Introduction to Japanese Horror Film, Edinburgh, Edinburgh University Press, 2008.

 

b - Articles de périodique

La règle est la suivante :

-       nom et prénom de l’auteur, suivis d’une virgule ;

-       « Titre de l’article entre guillemets et en romain (sauf s’il comporte un titre d’œuvre qui sera en italiques) », suivi d’une virgule ;

-       Titre de la revue en italiques (si la revue est en japonais, donnez les caractères japonais après la transcription, en romains) ;

-       volume, numéro, date, pages correspondant à l’article, séparés par des virgules.

 

Exemples :

-       Smolarz Bruno, « La culture du riz menacée ? », Cipango. Cahiers d’études japonaises, n° 4, novembre 1995, p. 211-236.

-       Takemori Ten.yū 竹森天雄, « Anakuronizumu o kamen to shite » 時代錯誤(アナクロニズム)の仮面として (« Sous le masque de l’anachronisme »), Bungaku 文学, III-3, été 1992, p. 20-22.

 

c - Contribution à un ouvrage collectif

La règle est la suivante :

-       nom et prénom de l’auteur de la contribution, suivis d’une virgule ;

-       « Titre de la contribution entre guillemets et en romains », suivi de dans ou de in ;

-       Titre de l’ouvrage collectif en italiques, précédé ou suivi des prénom et nom du/des éditeurs scientifique/s (éd.[2]), et suivi d’une virgule ;

-       lieu, éditeur, date, pages correspondant à l’article, séparés par des virgules.

 

Exemple :

-       Macé François, « Le shintō en mal de funérailles », dans Patrick Beillevaire et Anne Gossot (éds), Japon Pluriel. Actes du premier colloque de la Société française des études japonaises, Arles, Philippe Picquier, 1995, p. 45-51.

 

d - Les collections

Si vous souhaitez renvoyer à une collection en entier, ou à un volume dans une collection, ou à un texte spécifique dans ce cadre, on peut être plus ou moins précis selon les cas :

-       Collection « Shinchō Nihon koten shūsei » 新潮日本古典集成, 96 volumes, Tōkyō, Shinchō-sha, à partir de 1978.

-       Kanda Hideo 神田秀夫, Nakazumi Yasuaki 永積安明, Yasuraoka Kōsaku 安良岡康作 (eds), Hōjōki, Tsurezure-gusa, Shōbōgenzō zuimonki, Tanni-shō 方丈記・徒然草・正法眼蔵随聞記・歎異抄, collection « Nihon koten bungaku zenshū », vol. 27, Shōgakkan, 1971.

-       Kamo no Chōmei 鴨長明, Hōjōki 方丈記, dans Kanda Hideo, Nakazumi Yasuaki, Yasuraoka Kōsaku (eds.), Hōjōki, Tsurezure-gusa, Shōbōgenzō zuimonki, Tanni-shō 方丈記・徒然草・正法眼蔵随聞記・歎異抄, collection « Nihon koten bungaku zenshū », vol. 27, Shōgakkan, 1971, p. 25-49.

 

e - Liste d’abréviations latines utiles :

-       s.d. = sine dato, sans date ;

-       s.l. = sine loco, sans lieu ;

-       s.n. = sine nomine, sans nom ;

-       et al. = et alii, autres auteurs (quand un ouvrage est signé ou dirigé par plus de 2 auteurs) ;

-       cf. = confer, se reporter à... à titre de référence ;

-       sqq. = sequunturque, et les pages suivantes ;

-       [sic] = ainsi est-il écrit dans la référence source (de façon fautive)[3].

 

f - Page et site web

Il faut être également attentif-ve à citer de façon précise les pages ou sites web que vous avez mis à profit au cours de votre recherche. En fonction des cas, cette référence peut varier. Par exemple, séparés par des virgules pour les 4 premières rubriques :

-       Nom et prénom (le cas échéant) ;

-       « nom de l’article » (le cas échéant) ;

-       nom du site web en italiques [en ligne] ;

-       date de publication, date de mise à jour (si nécessaire) ;

-       [Consulté le jour, mois, année] ;

-       Disponible à l’adresse : URL.

 

Exemple :

- Usuda Kohei, « Seventh Code », Midnight Eye. Visions of Japanese Cinema [en ligne], 9 mars 2015 [Consulté le 25/06/2020]. Disponible à l’adresse : http://www.midnighteye.com/reviews/seventh-code/

 

 

7. Note sur la transcription du japonais

Dans tous les cas, on utilisera le système de transcription Hepburn modifié. On peut indiquer les voyelles longues soit avec un macron (Ōsaka, jōruri …), soit avec un accent circonflexe (ô, û), mais il ne faut pas mélanger les deux systèmes dans le même travail.

 

Les caractères sino-japonais sont donnés à la première occurrence d’un mot, ainsi que sa traduction en français si nécessaire. On utilise ensuite seulement leur traduction ou leur transcription (quand les équivalents en français ne sont pas satisfaisants, par exemple tanuki).

Les noms communs « étrangers » (non répertoriés dans un dictionnaire de langue française) sont toujours donnés en italiques et sont invariables. Les noms propres doivent figurer en romains, ainsi que les noms d’institutions.

 

Exemple :

-       les natures mortes (seibutsu-ga 静物画)

-       la notion de shakai 社会(société)

-       le Jimin-tō 自民党 (Parti libéral-démocrate).

 

 

Pense-bête : format des notices bibliographiques

 

1. Ouvrage

- en français (ou autre langue usuelle) :

Nom Prénom, Titre d’ouvrage. Sous-titre d’ouvrage, Ville, Éditeur, coll. « Nom de la collection », Année.

- en japonais :

Nom Prénom 人名, Transcription en rōma-ji du titre d’ouvrage 題名・タイトル (« Traduction du titre en français »), Ville, Éditeur, Année.

 

2. Article de périodique

- en français (ou autre langue usuelle) :

Nom Prénom, « Titre de l’article. Sous-titre de l’article », Titre de revue. Sous-titre de revue, vol. 123, n° 12 (mois ou saison), Année, p. 00-00.

- en japonais :

Nom Prénom 人名, « Titre de l’article en rōma-ji » 題名・タイトル (« traduction du titre en français »), Titre de revue 雑誌, vol. 123, n° 12 (mois ou saison), Année, p. 00-00.

 

3. Contribution à un ouvrage collectif

- en français (ou autre langue usuelle) :

Nom Prénom, « Titre de la contribution. Sous-titre de la contribution », dans Prénom Nom (éd.), Titre d’ouvrage. Sous-titre d’ouvrage, Ville, Éditeur, coll. « Nom de la collection », Année, p. 00-00.

- en japonais :

Nom Prénom 人名, « Titre de la contribution en rōma-ji » 題名・タイトル (« traduction du titre en français »), dans Prénom Nom 人名 (ed.), Transcription en rōma-ji du titre d’ouvrage 題名・タイトル (« traduction du titre en français »), Ville, Éditeur, coll. « Nom de la collection », Année, p. 00-00.

 

4. Référence en ligne

Nom Prénom, « Titre de la contribution », Nom du site hôte [en ligne], Date d’édition ou de mise à jour [Consulté le 00/00/0000]. Disponible à l’adresse : www.adressedeconsultation.fr/adresse/page.html



[1] En cas de lieux d’édition multiples, ou de coédition, utiliser la barre oblique : par exemple Genève / Paris ; Picquier / Labor.

[2] Quand il y a plusieurs éditeurs ou éditrices scientifiques, on privilégie (éds). Certains utilisent également (dir.) ou (coord.).

[3] Quand le problème figure dans une citation en japonais, il faut utiliser mama (ママ).