15.06.21 | Pédagogies féministes et anti-oppressives : quelles postures pour les personnes enseignantes ?

planete ecole.jpegL'Équipe de recherche G-RIRE a le plaisir de vous inviter à son premier webinaire de recherche.

Pédagogies féministes et anti-oppressives : quelles postures pour les personnes enseignantes ?

Mardi 15 juin 2021 | 16h-18h

par Geneviève Pagé, professeure au Département de science politique de l'Université de Québec à Montréal (UQAM).

Inscriptions jusqu'au 10 juin auprès de Isabelle.Collet (at) unige.ch

Les pédagogies anti-oppressives comme les pédagogies féministes, antiraciste, ou critique de la norme, luttent contre la discrimination et pour l’empowerment des groupes socialement minorés.

Dans les années 1970, les premiers cours de pédagogie féministe de Suisse romande ont été donnés par Rosiska D’Arcy De Oliveira, journaliste, alors réfugiée politique à Genève. Ils lui furent inspirés à la fois par Paulo Freire, lui aussi en exil, et par les enseignements de Jean Piaget. Ce cours s’est plusieurs fois transformé jusqu’à devenir le cours de Master AISE/FA : Genre formation, travail, donné au sein de l’équipe G-RIRE.

Il nous a semblé important que notre premier séminaire soit consacré à cette thématique.

GRIRE.png

GENRE - RAPPORTS INTERSECTIONNELS, RELATION ÉDUCATIVE

Université de Genève – Section des sciences de l’éducation

Les recherches sur les questions « genre » font des liens avec toutes les disciplines au sein des sciences de l’éducation et au-delà. Si le champ a émergé à l’université de Genève dans les années septante, il a évolué pour glisser de la question « Femmes » à la question « Genre » en s’adaptant aux nouveaux enjeux éducatifs et à une demande importante des publics de la recherche et des professionnel·les de l’éducation et de la formation.

L’approche « genre », en dialoguant avec toute la richesse des sciences de l’éducation, favorise à son tour l’émergence de nouvelles conceptions, ou théorisations, des inscriptions genrées et des rapports sociaux de sexe.

Ces questions sont régulièrement réactivées à la suite de différentes mobilisations citoyennes ou d’interventions institutionnelles à un niveau cantonal, national et international. Des discours militants se confrontent à des injonctions institutionnelles, chacun mobilisant le concept de genre de manière souvent contradictoire. Il est donc nécessaire de contextualiser ces influences pour mesurer leurs apports dans les pratiques professionnelles et envisager sous un angle réflexif et critique les questions qu’elles posent à la formation des enseignant·es.

Cette équipe pluridisciplinaire réfléchit aux questions d'éducation et de formation dans une perspective intersectionnelle.


G-RIRE est dirigé par la professeure Isabelle Collet.