Colloques de l'ISG

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The next "Colloque de l'ISG" will take place on :

  • Date : 21 April 2026
  • from 11:45 AM to 12:15 PM - sandwiches and salads offered by the Institute 
  • from 12:15 PM to 01:45 PM - Colloque
  • Meeting room Institute of Global Health - G6.02
  • Registration mandatory via link
  • Colloque also available on zoom - Please note that upon registering for the conference, you agree that it will be streamed live online and recorded.
  • This presentation validates 2 credits in Prevention and Public Health. A fee of 25.- is charged for participants who wish to receive a certificate with FMH credits in Prevention and Public Health.

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Prof. Swann Pichon et M. Alexei Lampert
Haute Ecole de santé de Genève

 

"Déterminants cognitifs, affectifs et sociaux des attitudes et expériences à l'égard de la vaccination contre la COVID-19, et leur lien avec la santé mentale"

 

Co-auteurs: Alexei Lampert, Karim Ndiaye, Jeremy K. Ward, Serge Medawar, Manon Duay, Anne-Hélène Clair, Hélène Niculita-Hirzel, Margot Morgiève, Luc Mallet, Swann Pichon

Les attitudes à l’égard des vaccins, y compris celui contre la COVID-19, ont été associées à des facteurs tels que la perception du risque infectieux, le fait d'avoir une maladie chronique, la littératie en santé ou le niveau d’éducation. Cependant, malgré la prévalence des biais cognitifs et émotionnels dans les troubles de la santé mentale influençant les décisions et les expériences, le lien entre l’état de santé mentale et les attitudes ou expériences liées à la vaccination reste peu étudié.

À travers une enquête transversale menée en 2022 auprès de 589 participants, notre objectif principal était d’évaluer les dimensions cognitives (attitude et prise de décision), émotionnelles (ressentis vis-à-vis de la vaccination) et sociales (conflits liés à la vaccination) de la vaccination contre la COVID-19, ainsi que leur association avec l’état de santé mentale dans deux pays comparables : la France et la Suisse. Un objectif secondaire était d’explorer les différences entre pays sur ces dimensions et sur la confiance accordée aux acteurs de la vaccination, à la lumière des politiques sanitaires mises en place.

Les analyses par régressions logistiques multiples ont montré que les troubles de santé mentale étaient associés à un plus grand inconfort durant la vaccination, à davantage de tensions avec les proches au sujet de la vaccination, mais aussi à une perception accrue que les professionnels de santé prenaient au sérieux les doutes exprimés. Contrairement à notre hypothèse initiale, l’état de santé mentale n’était pas lié à l’acceptation ou au refus du vaccin. En Suisse, où les mesures de santé publique étaient moins restrictives et la responsabilité individuelle davantage mise en avant, les participants ressentaient un plus grand sentiment de liberté et d’information, mais aussi plus de tensions sociales liées aux opinions sur la vaccination. Les répondants suisses déclaraient également un sentiment de protection plus fort et moins d’inquiétude quant aux effets secondaires, malgré un niveau de confiance comparable à celui des Français. En France, où les mesures étaient plus coercitives, les personnes exprimaient davantage de colère et de regret vis-à-vis de la vaccination, mais connaissaient moins de tensions avec leurs proches.

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