Correspondance avec Henry et Stella Corbin (1931-1974)Lire

« Les deux dernières pages de ton introduction à Suhrawardî recreusent, pour moi, les fondements mêmes de mon Amour et l’Occident. » (1940)

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Notice

Élève d’Étienne Gilson et de Louis Massignon, traducteur de Karl Barth et de Martin Heidegger entre autres, Henry Corbin (1903-1978) est devenu dès la fin des années 1930 un spécialiste internationalement reconnu de l’islam iranien, qu’il enseigna à l’Institut français de Téhéran et à l’École pratique des hautes études. Il est l’auteur d’une œuvre de premier plan comme philosophe, exégète et traducteur des grands mystiques persans.

L’amitié de Denis de Rougemont et d’Henry Corbin s’étend sur plus de quarante ans. Elle naît dans les années trente autour d’une aventure intellectuelle et éditoriale commune : la revue protestante Hic et Nunc, d’inspiration barthienne, que les deux hommes lancent avec leurs coreligionnaires Roger Jézéquel, Roland de Pury et Albert-Marie Schmidt. Après la guerre, Henry Corbin et sa femme Stella font fréquemment étape à Ferney chez les Rougemont lors de leur séjour en Suisse, où se déroulent à Ascona les rencontres du cercle Eranos, dont Henry Corbin fut l’animateur de 1949 à 1978. La correspondance des deux hommes témoigne de la force de leur amitié, nourrie par l’intérêt qu’ils vouent à leurs œuvres respectives.

Légendes et crédits photo : Denis de Rougemont et Henry Corbin à Ferney-Voltaire, 1954 / Extrait d’une lettre d’Henry Corbin à Denis de Rougemont, Paris, le 17 septembre 1951. © Association des amis de Henry et Stella Corbin / BPUN.

Bibliographie

Édition liée

Corpus

  • Les lettres d’Henry et Stella Corbin sont conservées dans le Fonds Denis de Rougemont de la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel (BPUN), au sein de la correspondance générale et dans les dossiers d’œuvres (ID61, ID1650, ID1651, ID257, ID3086).
  • Les lettres de Denis de Rougemont sont conservées à l’École pratique des hautes études. Nous remercions vivement l’Association des amis de Henry et Stella Corbin pour l’autorisation de publier ces lettres.