Correspondance avec Max Dominicé (1926-1972)Lire

« Montre-leur qu’un jeune Suisse romand, qui est fêté par des gens très bien à Paris, ne remplit pas forcément ses culottes dès qu’il aperçoit une soutane. » (1938)

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Notice

Figure marquante du protestantisme genevois, Max Dominicé (1901-1975) officie notamment à Édimbourg (1927-1928) et à Belleville (1928-1932), avant de devenir pasteur de l’Assemblée chrétienne évangélique de Genève de 1932 à 1936, puis de la paroisse Saint-Gervais de 1936 à 1959. Il lance, après la guerre, le projet de Musée international de la Réforme, qui ouvrira ses portes à Genève en 2005.

La proximité et l’amitié des deux hommes (Denis de Rougemont sera le parrain de la fille aînée de Max Dominicé, Françoise) remonte aux années 1920. Ancien étudiant de Karl Barth, Dominicé fait découvrir l’œuvre du théologien réformé à son cadet, lequel contribuera à diffuser la pensée de Barth en France, notamment à travers la revue Hic et Nunc. Engagé en 1938 dans la fondation et l’animation de l’hebdomadaire La Vie protestante, Dominicé sollicite la collaboration de Rougemont, qui donnera près d’une vingtaine d’articles, dont une série de fragments de La Part du Diable.

Légendes et crédits photo : Portrait de Max Dominicé, sans lieu ni date / Extrait d’une lettre de Max Dominicé à Denis de Rougemont, Jussy (Genève), le 1er août 1946. © Françoise Demole / BPUN.

Bibliographie

  • Olivier Fatio, « Max Dominicé », Dictionnaire historique de la Suisse [Mise en ligne le 24 janvier 2006]

Ressource liée

Corpus

  • Les lettres de Max Dominicé sont conservées dans le Fonds Denis de Rougemont de la BPUN, dans la correspondance générale (ID1715) et dans un dossier d’œuvre (ID99). On a également publié une lettre de Madeleine Dominicé, épouse de Max, conservée sous l’ID1714, lettre envoyée aux Rougemont après le décès de son mari.
  • Les lettres  de Denis de Rougemont proviennent des archives de la famille Dominicé. Nous remercions vivement Mme Françoise Demole, fille de Max Dominicé et filleule de Denis de Rougemont, pour l’autorisation de publier les lettres de son père et la communication des lettres de Denis de Rougemont conservées dans ses archives.