Correspondance familiale (1923-1973)Lire

« La note que j’ai envoyée à la Revue de Genève paraîtra en février. […] Comme dit Papa, cela ne m’aidera pas à trouver une profession. Pourtant, peut-être… » (1925)

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Notice

« La vie en pointillé » : cette formule, reprise par Jacqueline Rossier dans une première étude explorant ce corpus, résume bien les silences qui ponctuent la correspondance de Denis de Rougemont avec ses parents Georges (1875-1947) et Alice (1877-1973), ainsi qu’avec sa sœur ainée Antoinette (1903-2002), épouse du conseiller fédéral Max Petitpierre. De fait, beaucoup de lettres ont été perdues, et si l’on en conserve néanmoins un nombre non négligeable pour chacun des protagonistes, le décalage temporel fait que l’on se trouve bien souvent « face à un seul des “deux pôles de l’échange épistolaire” ». Ajoutons qu’une partie de la correspondance de l’écrivain, en particulier sa correspondance intime, se trouve dans des fonds d’archives mis sous embargo jusqu’en 2035. Enfin, les lettres échangées avec ses enfants, Nicolas (né en 1935) et Martine (1940-2015), ne sont encore ni classées ni inventoriées.

Malgré ces lacunes, cette correspondance apporte de précieuses informations pour qui souhaite mieux comprendre certains moments clés de la vie de Denis de Rougemont, dont il fait peu état dans les journaux qu’il a publiés, comme par exemple son séjour à Vienne en 1927-1928, ou son installation à Paris au début des années 1930, en tant que secrétaire des Éditions « Je sers ».

Légendes et crédits photo : Georges de Rougemont, sans lieu ni date / Alice et Denis de Rougemont, Ferney, 1970 / Extrait d’une lettre de Denis de Rougemont à ses parents (accompagnée d’une note manuscrite autographe d’Alice de Rougemont), Vienne, mai 1928. © Photographe inconnu / BPUN.

Bibliographie

Corpus

Cette correspondance familiale provient du Fonds Denis de Rougemont de la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel (BPUN). Elle est dispersée dans deux lots d’archives versés en 1990 et 2002. Les lettres d’Alice de Rougemont (plus de cent-vingt en tout) donnant essentiellement des nouvelles du quotidien de la parentèle à Neuchâtel, nous n’avons retenu pour cette édition que celles éclairant directement le parcours et la personnalité de Denis de Rougemont ; de même pour les deux lettres d’Antoinette, sur les douze conservées au total. Enfin, deux lettres de Simonne, première épouse de Denis de Rougemont, à Georges et Alice de Rougemont, et une lettre de Georges de Rougemont au pasteur Pierre Maury complètent cette édition. Les lettres proviennent des dossiers suivants :

  • Lot 1990 : ID54, ID108, ID216, ID1349, ID2273, ID2395, ID2401, ID3163, ID3191, ID3205, ID4671
  • Lot 2002 : 30.28, 8.1.8