[p. 1]

1982-11-09, Alexandre Marc à Denis de Rougemont

Mon cher Denis,

Je viens de rentrer de Lugano où j’ai été invité pour te remplacer — sans te suppléer — au pied levé. Tout s’est bien passé mais, inutile de le dire, ton absence a profondément déçu les participants. Et moi aussi. J’ose espérer que ce ne sont pas des raisons de santé qui t’ont empêché de venir. Tout au plus, peut-être, une fatigue due à un excès coupable d’activités diverses : Berne, Paris, Dourdan, etc.

À propos de Dourdan, comment ça s’est passé ? À propos de Berne, je te remercie de m’avoir cité dans ton discours de remerciement, discours dont le caractère très personnel m’a frappé et touché.

Pour conclure ces quelques lignes dictées en toute hâte, Charles Ricq te dira sans doute que ton nom n’a cessé d’être cité, depuis la première minute jusqu’à la dernière du colloque de Lugano.

À dire vrai, j’ai failli prolonger mon absence en venant vous rendre visite à l’improviste, dès la fin du colloque, mais j’ai manqué le dernier avion de dimanche pour Genève. Et puis, je n’ai pas voulu laisser Suzanne seule plus longtemps, d’autant plus qu’elle ne va pas très bien ces temps-ci. Ce qui ne l’empêche pas de se joindre à moi pour vous envoyer à tous les deux, nos fidèles pensées, ainsi que nos vœux les plus sincères pour vos santés.

Bien amicalement,
Alexandre Marc