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La science et le peuple sont toujours solidaires.
C’est la même faute des Églises qui les frappa tous deux. C’est l’orgueil orthodoxe qui a opposé son dogme à la science, en même temps qu’il opposait sa morale au salut social. C’est l’égoïsme chrétien qui a refusé à la science toute concession juste, en même temps qu’il refusait au peuple ses biens les plus nécessaires.
Aussi est-ce maintenant sans l’Église que la science et le peuple s’unissent. La pensée actuelle tend vers le soulagement de l’humanité souffrante, comme le peuple qui se relève tend vers l’affranchissement de la science majeure. La science se fait socialiste et le socialisme savant.
Et l’Église, qui aurait dû être le lien de ces forces de demain est mille fois dépassée et ses anciens esclaves lui marcheront dessus. Ô humiliation salutaire, juste retour des choses, qui, s’il n’était voulu par la fatalité, ressemblerait à cette sanction terrible que l’Église met en Dieu.
Mais tout n’est pas perdu, si l’Église voit ses torts. Qu’elle s’humilie et l’on verra cette chose superbe : la science et le peuple s’unissant une fois de plus, pour régénérer l’Église et saluer en Christ le sauveur éternel.